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  • : Les Chants d'Aïmalun
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  • : Blog de poésie, d'amour, de rêves, d'humeurs
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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 19:37
Je T’Haime Toi non plus !

Je T’Haime Toi non plus !

(Oxymores de l’Amour)

Ton cri silencieux dans la nuit blanche

Donne à mon rêve un goût sans odeurs,

Je dors éveillé, sentinelle aveugle des tremblements de ton cœur.

Oxymores de l’Amour.

Musiques sans notes, paroles sans voix,

Du rire qui sanglote dans la douleur des jouissances,

La caresse brutale, le baiser qui mord, le mot qui fait silence.

Oxymores de l’Amour.

Nos corps allongés debout comme gisants graciles,

S’unissent dans la rupture d’une danse immobile,

Pas de deux allant s’accordant, se déchirant.

Oxymores de l’Amour.

Bercé par le mutisme des murmures oniriques

Par un rêve incarné j’embrase ton sourire

Dans l’élan immobile d’une note mystique

J’épouse ton mystère sans un mot pour le dire…

Je T’Haime Toi non plus !

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AïmalUn/Jean-Baptiste
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Crépusculine 25/08/2013 15:15

Tout en murmures silencieux, tes oxymores de l'amour malheureux, ont des mots qui dansent dans tous les sens, tout et son contraire, les tourments s'agitent, se compliquent... Une trêve ! s'il vous plaît : une trêve !
Pourquoi ce "H" à je t'haime, qui semble dire, je te hais
Bacci mille océaniens Jean-Baptiste