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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

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Samedi 28 juin 2008

Refresh me

J’ai la mémoire qui balance

Entre deux trous de souvenirs

Help please

 

C’était un soir de lune rousse

Ton canapé sentait la mousse

Il faisait gris sur ce London

J’prenais l’whisky pour du bourbon

Mon œil pas très british

Lorgnait sur les cerises au kirch

Scuse me

 

J’étais ton french gladiator

Un peu d’épices un peu d’amor

Sur ta peau tâchée de rousseur

God save the queen ma sœur

Puis le coucou s’mit à chanter

C’était l’horloge de gran’mother

Qui voulait réveiller l’anglais

Mais je suis Corse et pas à l’heure

Et ne dors jamais que d’un œil

 

Entre big ben et la tamise

J’ai poussé la dernière remise

Dans ton lit  noir comme un cercueil

Ciao baby arrivederci

Happy again per té amore

Ma per mé never more

Lovée love me anymore

La douleur au creux de la nuit

De ton nom ancré dans mon cœur

Qui dit je t’aime à tous les temps

Qui dit je t’aime tout le temps

 

Alors j’ai filé à l’anglaise

Pour le soleil de l’Italie

Pour une brune que je baise

Pour l’al dente des spaghetti

Pour le linge qu’on pend aux fenêtres

Pour les guitares et les chansons

Pour ce sud qui m’a vu naître

Sous les ors bleus d’un ciel profond

En regrettant parfois peut-être

Les brumes d’une ancienne saison.

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Lundi 23 juin 2008
par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Dimanche 1 juin 2008

En réponse à Martine

TAG !

 

Un soleil levant

La mer éclaboussée de lumière

Le jour qui renait

Parfums qui montent de la terre

Les voix

Les sourires

Le vol des oiseaux entre mer et ciel

Les nuages qui dansent avec les vents

Le murmure des sources

Le fracas du monde qui fait nos vies

Le calme du soir qui tombe

L’or de la nuit

L’instant complice

Les yeux qui s’ouvrent

Sur les couleurs des songes

Dans la prière du sommeil

Et demain qui déjà recommence

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Samedi 31 mai 2008
J'ai été selectionné par les lecteurs de In Libro Véritas pour figurer dans le meilleur d'ILV.
Merci à eux !

http://www.inlibroveritas.net/lire/le_meilleur/page1-date.html

Voici le texte.

Le roi des cons

 

Le roi des cons, le roi des cons,

Est bien trop con est bien trop roi,

Puisqu’il est roi puisqu’il est con,

Et surtout qu’il ne le sait pas,

Qu’il est con et roi à la fois.

Ceci dit mes chers amis,

Nous qui ne sommes ni cons ni rois,

Nous voudrions bien dans cette vie,

Ne pas être cons mais être rois.

Alors à con, con et demi,

Pour être roi faut pas être con

Sauf à être le roi des cons.

Si on n’est pas roi, qu’on n’est pas con,

Alors sans ambages je dis

Qu’le roi des cons n’est pas si con,

Puisqu’il est roi même s’il est con.

J’arrête ici mes conneries,

Je ne voudrais paraître con,

Et qu’on me passe le mistigri,

La couronne du roi des cons.

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Dimanche 20 avril 2008


Jouer avec nos mots

Comme l’acrobate avec le saut de l’ange

Lorsque la mort regarde le spectacle

Jouer avec nos corps

Lorsque l’ange fait la bête

Jouer avec nos corps sans l’entrave

Comme l’eau roulante des gaves

Sur la pierre éclaboussée de lumière

Jouer en toi qui te joue en moi

T’éclabousser toi

Qui m’éclabousse

Toi qui me pousse aux bouts des nuits

Aux bouts des marges où sont les gouffres

Jouer à jouir

Jouir de jouer

Des yeux comme des lunes

Qui voient le noir et pleurent le jour

Ton corps toujours qui revient

Comme un ressac violent

Comme une eau qui monte et qui prend

Jouer avec ta vague

Lorsque tremble la chair

Jouer ensemble

Toi qui tant et tant

Habite mes nuits

Habille mes nuits

Toi qui tant et tant

Déshabille mon cœur

Qu’enlacent tes bras blancs

Jouer ton ventre sur le mien

Comme le vent sur l’océan

Qui fait blanchir dans la lumière

Les eaux chantantes d’outremer

Jouer avec le temps

Parce que la mort est à l’affût

De nos vies brèves

Alors nous diront le rêve

Les yeux au creux des yeux

Lorsque naissent les ombres

Jouer au jeu

Des je qui se ressemblent

Ensemble.


par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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