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  • : Les Chants d'Aïmalun
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  • : Blog de poésie, d'amour, de rêves, d'humeurs
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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 07:41

bia-levant3.jpg

A mon enterrement

Y’aura pas d’enterrement

Car je serais cramé

Dans un caisson fermé

Après mon dernier jour

Je passerais au four

J’partirais en fumée

Dans un ciel entoilé

Pour dire la prière

Des amis de mille ans

Puis ceux assis derrière

Venus compter le temps

Et juste avant de rendre

Aux caresses du vent

La poussière de mes cendres

Je voudrais qu’un enfant

Debout dans la lumière

Me dise adieu vieux frère.

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AïmalUn/Jean-Baptiste - dans aimalun
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commentaires

Crépusculine 19/11/2010 18:58



Ce joli titre me faisait penser à un autre, merci pour l'info. car je ne l'avais pas retrouvé, et Hemingway c'est une excellene référence. J'aime aussi, car je partage le sens de ta phrase
"la vie qui meurt pour revivre encore".



Valentine :0056: 02/11/2010 23:12



Pas très gai ! (C'est d'actualité, pour le "jour des morts" ??)



jean-baptiste 02/11/2010 21:16



Le titre du poème est un détournement de "L'adieu aux armes" ce roman d'Hemingway sur l'amour , la mort, la guerre. La vie et les larmes disent l'amour et la mort, remake eternel de l'humain.
L'adieu aux larmes c'est dans un eternel retour, la vie qui meurt pour revivre encore, l'enfant qui dit à l'ombre qui s'en va , adieu vieux frère



Crépusculine 02/11/2010 19:09



Le titre est très joli "L'adieu aux larmes" et la photo évidemment superbe.


Un thème qui pourrait être triste, mais ton poème ne l'est pas, le ciel entoilé est si beau, et tu peux être certain que, quelque part, il y aura un enfant qui te dira "salut vieux frère"...
Bacci mille Jean-Baptiste