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  • : Les Chants d'Aïmalun
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  • : Blog de poésie, d'amour, de rêves, d'humeurs
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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


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The mind is its own place, and in it self c
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Milton,Paradise Lost.

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Articles Récents

6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 18:54

Je pourrais faire je crois de beaux alexandrins

De rimes qui vous flattent en ne vous disant rien

De mots vides de sens que vous croiriez pourtant

De l’esprit d’un poète profond et important

 

Je me fous des beaux mots et des chapeaux pointus

Je préfère la rime imparfaite

Ou pas de rime du tout

Et surtout

Et surtout pas le pas de l’oie du poète

Dont la marche en cadence serait la seule vertu

 

Je préfère les grisures qui vont bouffer aux marges

Aux grâces des marie le sourire des putains

Aux gloires des grands hommes la déjante des barges

Avaler le bon mot pour assouvir ma faim

Je préfère pisser dans les treilles du diable

Ivre du vin nouveau enfant des vignes folles

Plutôt que raide et court aller me mettre à table

Boire le madère sucré dont vos langues raffolent

J’aime les vers boiteux ceux qui ont le pied tord

Avançant claudicants envers et contre torts  

 

Mots qui s’agrippent aux âmes comme un oiseau blessé

Mots qui feront chanter danser rire et rêver

Qui feront le bourdon plus fort que notre- dame

Qui vous diront l’amour sans oublier le drame

En jetant aux orties tout l’art de la métrique

Des essais compassés de l’ordre poétique

 

Et si je fais rimer un vers de douze pieds

Avec un vers de dix pattes affolées

Le huit alors veut s’en mêler

Le six de sa moitié

De douze je veux dire s’en vient aussi danser

Je passe impair et manque

Et fais sauter la banque.

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AïmalUn/Jean-Baptiste - dans aimalun
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Calliphos 25/02/2010 10:22


Aaaah ça me plaît cette énergie poétique !


Crepusculine 11/02/2010 18:51


Je retrouve avec plaisir ta fougue dans le ton, je retrouve ton style vivant et passionné, oui jamais ta main ne se laissera mener, elle danse effrénée n'écoutant que la cadence, sans compter les
pas mesurés. C'est excellent ! et j'adore ! bisous Jean-Baptiste