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  • : Les Chants d'Aïmalun
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  • : Blog de poésie, d'amour, de rêves, d'humeurs
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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 11:35

crépuscule2

Si pareil à Marie Laurencin tu mis des couleurs dans ma vie, face à notre amour mourant qui déjà épouse les ombres, je te dis ce poème de l’Apollinaire.

 

CRÉPUSCULE

 

A Mademoiselle Marie Laurencin

 

Frôlée par les ombres des morts

Sur l'herbe où le jour s'exténue

L'arlequine s'est mise nue

Et dans l'étang mire son corps

Un charlatan crépusculaire

Vante les tours que l'on va faire

Le ciel sans teinte est constellé

D'astres pâles comme du lait

Sur les tréteaux l'arlequin blême

Salue d'abord les spectateurs

Des sorciers venus de Bohême

Quelques fées et les enchanteurs

Ayant décroché une étoile

Il la manie à bras tendu

Tandis que des pieds un pendu

Sonne en mesure les cymbales

L'aveugle berce un bel enfant

La biche passe avec ses faons

Le nain regarde d'un air triste

Grandir l'arlequin trismégiste

 

Guillaume Apollinaire

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AïmalUn/Jean-Baptiste - dans aimalun
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Crépusculine 24/12/2010 15:34



Joyeux Noël Jean-Baptiste ainsi qu'à ta famille, que la chaleur soit dans les coeurs, et le bonheur dans l'assiette  bacci mille



Crépusculine 19/12/2010 17:30



Un petit coucou sous le vent, environ 20 cm de neige, et un froid piquant, la cheminée ronronne, heureusement, bacci mille Jean-Baptiste



Crépusculine 04/12/2010 22:43



Hou ! la ! la ! c'est diablement triste !  Je préfère regarder ta photo où le soleil se mire avant de s'engloutir
dans la mer, ses rayons semblent une cheminée qui s'élève de la mer tels des fuseaux.


Bon dimanche Jean-Baptiste, bacci mille



Valentine :0056: 28/11/2010 14:54



Apollinaire... Inégalable Apollinaire ! Mais hélas, si c'est pour pleurer un amour perdu...