Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Les Chants d'Aïmalun
  • Les Chants d'Aïmalun
  • : Blog de poésie, d'amour, de rêves, d'humeurs
  • Contact

Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


Recherche

.

bia-levant3.jpg
The mind is its own place, and in it self c
an make a heavn of Hell, a Hell of Heavn
Milton,Paradise Lost.

Les textes de ce blog sont une propriété intellectuelle et font l'objet d'un dépôt légal.

Textes  protégés par une licence Creative Commons.

Vous pouvez me retrouver aussi sur  ATRAMENTA

 

www.atramenta.net/authors/jean-baptiste-fouco/2383

Archives

Articles Récents

24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 18:59

borderline

 

« Les influences qu'on n'arrive pas à discerner sont les plus puissantes » Gustav Meyrink

 

 

Borderline

 

 

Ton cœur qui s’affole et s’emballe

Qui fout le camp et qui déballe

Ce mot qui meurt sur ta langue

Et tout ce bordel qui tangue

Borderline

 

Tu lui as dit que tu l’aimais

Tu lui as dit est- ce que tu m’aimes

Tu as pleuré tu as tremblé

Il est venu sans un je t’aime

Borderline

 

Et dans la douleur de ta nuit

Lorsque l’ombre saisit ton âme

Que le noir étouffe ton cri

L’amour déchire comme lame

Borderline

 

Pourtant tu voulais pas grand-chose

Un peu d’amour juste un sourire

Une caresse qui se pose

Dans ton grand ciel qui chavire

Borderline

 

Alors un soir tu en eus marre

La lune pleurait aux fontaines

Tu as plongé dans le hasard

Sombre et glacé de la mort blême

Borderline

 

Déjà, enfant aux beaux yeux d’ange,

Tu aimais regarder l’oiseau,

L’oiseau.

Qui dans des cieux pâles et étranges

En tourbillons traçait ce mot,

Ce mot.

Amour,  Amour !

Borderline…


 

Partager cet article

Repost 0
AïmalUn/Jean-Baptiste - dans aimalun
commenter cet article

commentaires

Crépusculine 25/08/2013 15:04

Qu'il est beau ce poème, simple et émouvant, on dit que la vie ne tient qu'à un fil, l'amour est si compliqué, osmose puis éloignement, manque de compréhension, nous sommes tous si différents, être sur la même longueur d'ondes serait-il un luxe inaccessible ?
Félicitations pour ce "Borderline" de la vie
Bacci mille Jean-Baptiste

jean-baptiste 26/08/2013 17:39

Merci beaucoup Françoise, heureux que ce texte t'ai plu
Bacci mille

AïmalUn/Jean-Baptiste 26/06/2013 14:51


Merci Martine :)

Valentine :0056: 24/06/2013 23:17


Magnifique ! C'est fait pour être chanté, non ? très émouvant.