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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


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The mind is its own place, and in it self c
an make a heavn of Hell, a Hell of Heavn
Milton,Paradise Lost.

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Les chants d'AïmalUn  Sur: IN LIBRO VERITAS

Lundi 3 octobre 2005

Tu es venue vers moi la candeur

Dans l’œil bleu

Le sourire éclatant

Des fleurs de macédoine

Le mouvement allant

Des princesses d’Egypte

Ô monstre enamourée qui creuse dans les cœurs

Ta griffe hideuse sous le gant de peau

L’œil de la mort sous le masque

L’écaille sous le fard

Dieu me pardonne

Je t’ai cru ange

Quel enfer t'a conçu

Gorgone dévorante

Ton venin et ton fiel

Vomis par tes entrailles

Rongent mon âme

Mangeuse de souffle

Je souffrirai mille ans

Mais je laverai dans les eaux magiciennes

Les affres et les tourments

Enfantés par tes haines

Que le diable te prenne

Il est ton seul amant

Je boirais l’eau lustrale de mes fées marraines

Pour effacer de ma mémoire

Le noir de tes blasphèmes.

 

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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