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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


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Les chants d'AïmalUn  Sur: IN LIBRO VERITAS

Dimanche 8 juillet 2007

Pour la dernière cigarette

Pour le dernier bateau parti

Pour cette ivresse que tu guettes

Comme la fleur de l’ortie

Pour la beauté d’un corps qui danse

Pour ce va qui revient des hanches

Sur cette peau où tu balances

Juste avant que l’amour ne flanche

Pour ce grain au détour d’un sein

Dans l’odeur d’une chair défaite

Lorsque la nuit rend au matin

En vrac les reliefs de la fête

D’avoir aimé puis oublié

Les grâces furtives du soir

L’amour perdu dans les années

Toutes les fièvres de l’espoir

Pour ce sourire pour cette main

Cette caresse dans le noir

Ce cœur à cœur sans lendemain

Et ce regret qui vient bien tard.

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Commentaires

Poème très sensuel et chaleureux qui a connu l'amour, alors point de regret tardif, l'amour n'attend pas le nombre des années. Je reviendrai voir la photo plus tard. Bisous
commentaire n° : 1 posté par : Crépusculine (site web) le: 08/07/2007 20:51:16
Pas de regrets à la lecture de ce poème... un air de fête mêlé à de la nostalgie... je suis pour la lecture en continue...
commentaire n° : 2 posté par : richard (site web) le: 10/07/2007 23:24:55
Un paysage idyllique se reflète dans des lunettes de soleil,  un arbre squelettique fait l'éventail face à un bâteau virant au large, ou face à une île paradisiaque qui se repose au milieu de l'océan.Voilà pour la photo, bon week end, bon feu d'artifice mais pas trop de pétards !! sourire - Bisous
commentaire n° : 3 posté par : Crépusculine (site web) le: 13/07/2007 21:45:54
J'aime beaucoup ce poème, la nostalgie d'un amour passé, l'espoir d'un amour à venir.
commentaire n° : 4 posté par : Salima le: 14/07/2007 18:13:17
Quelle merveilleuse harmonie... Quelle belle musique. J'ai entendu le chant. Amitié fratellu.
commentaire n° : 5 posté par : chris (site web) le: 16/07/2007 20:59:54
Nostalgie, nostalgie quand tu nous tiens ! Douces vagues de tes vers bercent un moment de souvenir.
commentaire n° : 6 posté par : Patrick (site web) le: 17/07/2007 10:44:44

Pour tout le temps que tu m’as fait t’attendre

 



Pour tout le mal que tu m’as fait et le mal

 



Que tu as fait à l’enfant, mon enfant

 



Pour tout le temps que j’ai attendu

 



Dans la salle d’attente vide dans le tourment

 



Souviens-toi !

 



Je te tutoie aujourd’hui

 



Pour ne plus penser à toi

 



Sinon qu’à un passé presque terminé

 



Presque réparé,

 



Pour toutes les larmes que j’ai versées

 



Pour tous les maux que tu m’as fait endosser

 



Pour tout cela, je te dis adieu,

 



Tu n’es pas celui que j’ai cru,

 



Pour tout te dire, j’ai cru en toi

 



Et tu ne le mérites pas.

 



Pour tout le temps que tu m’as fait attendre

 



En es tu heureux ?

 



Ton plaisir n’était pas le mien

 



Ton désir n’était pas le mien

 



Pour tout ce temps passé

 



Je te dis adieu.

 



Je t’ai dis adieu le jour où je suis née à nouveau.

 



Tu ne le souhaitais pas, n’est-ce pas ?

 



Tu ne le souhaitais pas,  t’en souviens-tu ?

 



Tu ris certainement.
Pour tous les maux

 



Pour toutes les larmes versées

 



Pour le tourment qui grandissait

 



Je te dis adieu.

 




 


commentaire n° : 7 posté par : clémentine le: 17/07/2007 22:40:37

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