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  • : Les Chants d'Aïmalun
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  • : Blog de poésie, d'amour, de rêves, d'humeurs
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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


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Milton,Paradise Lost.

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25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 11:58

Sur la montagne sombre où se dresse la Croix , le cri du Christ mourant apostrophe le Ciel !

Eli, Eli lamma sabacthani !

Comme le fils du Père

Encloué sur deux bois

Sanglote une prière

Qui fait trembler la croix,

J’implore et je supplie,

Eli, Eli, Eli, lamma sabacthani ?

Comme l’enfant violé

Abandonné des anges

Quand le rêve immolé

Va mourir dans la fange,

Comme la mère bannie

A l’heure où elle enfante

Sent périr son petit

Dans le creux de son ventre,

J’implore et je supplie,

Eli, Eli, Eli, lamma sabacthani ?

Comme l’homme torturé

Pour quelques pièces d’or

Comme l’homme bafoué

Que l’on tue sans remord,

Comme la liberté

Entravée par la haine

Quand la langue coupée

Ne peux plus dire je t’aime,

J’implore et je supplie,

Eli, Eli, Eli, lamma sabacthani ?

Laissez venir à vous

Les enfants innocents

Laissez venir à vous 

La honte et la misère

Laissez venir à vous

Les larmes et puis le sang

Laissez venir à vous

Les pleurs de la terre.

Le chemin d’abandon  

Dans l’odeur des jasmins

Et sous les oliviers  

Où l’oiseau chante encor

La douleur de l’esprit  

Qui invoque demain,

Quand s’éteint la lumière  

Et que pleurent les ombres,

J’implore et je supplie,

Eli, Eli, Eli, lamma sabacthani ?

Comme le fils du Père

Encloué sur deux bois

Sanglote une prière

Qui fait trembler la croix,

Quand se voile la voix

Se ferme la paupière,

J’implore et je supplie,

Eli, Eli, Eli, lamma sabacthani ?

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AïmalUn/Jean-Baptiste - dans aimalun
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commentaires

richard 10/04/2007 21:54

Une union universelle.... Bravo.....

Patrick 30/03/2007 13:05

Texte d'une grande force, les sentiments humains sont mis en exergue dans un flamboiement de mots.
Tu nous amènes sur le mont Crâne, au pied de la Croix et moi l'athée je suis le mouvement.

clem 28/03/2007 22:44

je te supplie, je te soupire, je te crie
elle ne t'aime plus,
elle ne t'aime plus,
je te supplie, l'entends tu ?
regarde toutes ces belles
qui t'attendent à présent
et qui seront plus reconnaissantes
du poète que tu es.
clem

chris 28/03/2007 06:12

Divin...

Crépusculine 25/03/2007 23:02

Magnifique ! Tout simplement magnifique ! Tout est dit ! Et quelle puissance dans cette prière ! C'est une force et un élan universels ! Un moment intense. Bisous