Un soir de demi-brumes à Londres
Un voyou qui ressemblait à
Mon amour vint à ma rencontre
Et le regard qu’il me jeta
Me fit baisser les yeux de honte…
Au tournant d’une rue brûlant
De tous les feux de ses façades
Plaies du brouillard sanguinolent
Où se lamentaient les façades
Une femme lui ressemblant…
C’était son regard d’inhumaine
La cicatrice à son cou nu
Sortit saoule d’une taverne
Au moment où je reconnus
La fausseté de l’amour même…
J’ai pensé à ces rois heureux
Lorsque le faux amour et celle
Dont je suis encore amoureux
Heurtant leurs ombres infidèles
Me rendirent si malheureux…
Mon beau navire ô ma mémoire
Avons-nous assez navigué
Dans une onde mauvaise à boire
Avons-nous assez divagué
De la belle aube au triste soir…
Voie lactée ô sœur lumineuse
Des blancs ruisseaux de Chanaan
Et des corps blancs des amoureuses
Nageurs morts suivrons-nous d’ahan
Ton cours vers d’autres nébuleuses…
Apollinaire La chanson du mal aimé (extrait).
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The mind is its own place, and in it self can
make a heav’n
of Hell, a Hell of Heav’n”
Milton,Paradise
Lost.
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Les chants
d'AïmalUn Sur: IN LIBRO VERITAS
Sur la montagne sombre où se dresse
Eli, Eli lamma sabacthani !

Comme le fils du Père
Encloué sur deux bois
Sanglote une prière
Qui fait trembler la croix,
J’implore et je supplie,
Eli, Eli, Eli, lamma sabacthani ?
Comme l’enfant violé
Abandonné des anges
Quand le rêve immolé
Va mourir dans la fange,
Comme la mère bannie
A l’heure où elle enfante
Sent périr son petit
Dans le creux de son ventre,
J’implore et je supplie,
Eli, Eli, Eli, lamma sabacthani ?
Comme l’homme torturé
Pour quelques pièces d’or
Comme l’homme bafoué
Que l’on tue sans remord,
Comme la liberté
Entravée par la haine
Quand la langue coupée
Ne peux plus dire je t’aime,
J’implore et je supplie,
Eli, Eli, Eli, lamma sabacthani ?
Laissez venir à vous
Les enfants innocents
Laissez venir à vous
La honte et la misère
Laissez venir à vous
Les larmes et puis le sang
Laissez venir à vous
Les pleurs de la terre.
Le chemin d’abandon
Dans l’odeur des jasmins
Et sous les oliviers
Où l’oiseau chante encor
La douleur de l’esprit
Qui invoque demain,
Quand s’éteint la lumière
Et que pleurent les ombres,
J’implore et je supplie,
Eli, Eli, Eli, lamma sabacthani ?
Comme le fils du Père
Encloué sur deux bois
Sanglote une prière
Qui fait trembler la croix,
Quand se voile la voix
Se ferme la paupière,
J’implore et je supplie,
Eli, Eli, Eli, lamma sabacthani ?
(site web)
le: 25/03/2007 21:21:25 je te supplie, je te soupire, je te crie
elle ne t'aime plus,
elle ne t'aime plus,
je te supplie, l'entends tu ?
regarde toutes ces belles
qui t'attendent à présent
et qui seront plus reconnaissantes
du poète que tu es.
clem
Texte d'une grande force, les sentiments humains sont mis en exergue dans un flamboiement de mots.
Tu nous amènes sur le mont Crâne, au pied de la Croix et moi l'athée je suis le mouvement.
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