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  • : Les Chants d'Aïmalun
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  • : Blog de poésie, d'amour, de rêves, d'humeurs
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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


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an make a heavn of Hell, a Hell of Heavn
Milton,Paradise Lost.

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10 mars 2007 6 10 /03 /mars /2007 17:52

Ma petite maison

Au creux d’un vallon,

Posée sur l’humide, des mousses.

Tu es venue chez moi,

Tu as posée ta pousse,

Petit coquelicot,

Tu pousses.

Mon petit poucet

Lovée dans mon lit,

Sur mon cou s’blottit,

Ta frimousse.

La flamme vacille,

Tu ris et je viens,

Tu viens et je pousse.

L’amour s’émoustille,

Tes lèvres si douces,

Ouvrent le chemin

D’un peu d’paradis,

Tes grands yeux sourient,

C’est déjà demain.

Ma petite maison

Au creux d’un vallon,

Posée sur l’humide, des mousses.

Reste encore un peu,

Nous feront du feu,

Petit coquelicot,

Pour que l’amour pousse.

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AïmalUn/Jean-Baptiste - dans aimalun
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commentaires

aïmalun/Jean-Baptiste 17/03/2007 19:56

Ici c'est le printemps, chemise et bronzette aux terrasses des cafés, l'hiver à été si doux que j'ai même vu des coquelicots en janvier, si,si!

Valentine :0056: 17/03/2007 18:37

Très joli, vraiment . Il y a déjà des coquelicots chez toi ?

Patrick 15/03/2007 22:30

C'est d'une grande tendresse. Tu ne m'avais pas habitué à ça dans tes derniers textes.N'arrête pas surtout !

clementine 14/03/2007 22:33

Au fond du jardin
 

Leurs corolles roses et rouges
 

Veloutées et tendres
 

M’attiraient
 

En bordure des champs de blés
 

Leurs corolles rouge vif  
 

M’attirait
 

Je déposais mes yeux
 

Sur leur belles robes
 

Je déposais mes doigts
 

Sur le velouté de leur couleur
 

Je les cueillais
 

De leurs jolies robes
 

J’habillais mes poupées
 

Des corolles de  coquelicots
 

Mes yeux sentaient le coquelicot
 

Mes mains sentaient le coquelicot
 

C’était le printemps coquelicot
 

aïmalun/jean-baptiste 14/03/2007 21:12

Toujours ok pour toi fratellu.