Un soir de demi-brumes à Londres
Un voyou qui ressemblait à
Mon amour vint à ma rencontre
Et le regard qu’il me jeta
Me fit baisser les yeux de honte…
Au tournant d’une rue brûlant
De tous les feux de ses façades
Plaies du brouillard sanguinolent
Où se lamentaient les façades
Une femme lui ressemblant…
C’était son regard d’inhumaine
La cicatrice à son cou nu
Sortit saoule d’une taverne
Au moment où je reconnus
La fausseté de l’amour même…
J’ai pensé à ces rois heureux
Lorsque le faux amour et celle
Dont je suis encore amoureux
Heurtant leurs ombres infidèles
Me rendirent si malheureux…
Mon beau navire ô ma mémoire
Avons-nous assez navigué
Dans une onde mauvaise à boire
Avons-nous assez divagué
De la belle aube au triste soir…
Voie lactée ô sœur lumineuse
Des blancs ruisseaux de Chanaan
Et des corps blancs des amoureuses
Nageurs morts suivrons-nous d’ahan
Ton cours vers d’autres nébuleuses…
Apollinaire La chanson du mal aimé (extrait).
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The mind is its own place, and in it self can
make a heav’n
of Hell, a Hell of Heav’n”
Milton,Paradise
Lost.
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Les chants
d'AïmalUn Sur: IN LIBRO VERITAS
Je mets en ligne quelques poèmes extraits d’un recueil que je n’en fini pas de finir, et dont le titre est ou sera « Oniriques », voici le premier. Ces poèmes sont en fait la transposition de rêves.

J’ai tué des gens par centaines
Lors des rafles nocturnes ont tiraient sur les hommes au galop
Comme chevaux dans la nuit brune
J’ai dégueulé de honte de rage sur ces pavés d’un autre monde
Les corps se cassaient en deux
Les corps explosaient misérablement
Mes viscères me montaient à la tête
Je ne voyais plus qu’un amas de chairs sanglantes
Et toi Bruce tu souriais si beau
Ô bien trop beau
Toi Bruce tu étais insouciant tu t’en foutais tu étais ailleurs
Ton regard était ailleurs
Ô Bruce
Ô Bruce bien trop loin
Les couleurs libérées crépitaient pleines d’ivresses
Les couleurs assaillaient mes nerfs
Mon souffle s’épuisait
Mon corps craquait
Mon esprit dégoulinait sur mon corps
Je foutais le camp
Je t’appelais
Bruce Bruce Bruce
Ô Bruce bien trop loin
Tu étais tout à toi
Je crevais les lumières à coups de poings
J’avalais des tonnes d’inconsistances que je recrachais
Sur ce que l’on m’avait appris
Je filais à mille idées secondes derrière toi
Je voulais tout voir mais mon œil synoptique
Devenait aveugle
Mon cerveau s’oxydait
Je ne pouvais plus rien
Je devenais la proie du vide
Toi Bruce tu filais toujours tu t’en foutais
Ô Bruce déjà à l’infini
(site web)
le: 28/02/2007 22:36:22 ma sensibilité en prend un coup.
oh là là !
clem
Non je n'ai rien changé, mais en ce moment c'est Over-Bugs. La chanson de Léo c'est , "les Etrangers".
..."Lochu tu t'en souviens c'était beau dans c' temps-là / La Mer dans les Soleils avec ou bien sans quille / Un bateau dans les dents des étoiles dans la voix.../ L'an Dix mille Lochu? Tu t'rappelles? / L'an Dix mille..Tu t' rappelles? Lochu?.."
Bonne journée à tous, bises
un style à part et qui se lit bien. J'aime beaucoup certaines images dans tes expressions.....à 1000 idées lumières de là, par exemple.
bonne soirée
arielle
Commentaires