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  • : Les Chants d'Aïmalun
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  • : Blog de poésie, d'amour, de rêves, d'humeurs
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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


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The mind is its own place, and in it self c
an make a heavn of Hell, a Hell of Heavn
Milton,Paradise Lost.

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21 janvier 2007 7 21 /01 /janvier /2007 15:46

Tu veux connaître le mystère

Le cœur qui saigne sur la pierre

Et cette couronne d’or pâle

Qui ceint le front de l’idéal.

As-tu dans les nuits de détresse

Maudit le dieu qui te fit naître

As-tu prié les jours de liesses

Le dieu qui te fera renaître ?

Les soirs de ciels sans étoiles

Aux portes des cités maudites

Quand meurt l’innocence en ses voiles

As-tu pris la voie interdite ?

As-tu eu l’amour abandon

Celui qui oublie le désir

La paix des anges et le pardon

Des chairs mourantes de gémir ?

Allez vieux frère éclos tes yeux

Et que pleure la rose trémière

Elle se fanera la première

Le paradis n’est pas des cieux.

Et l’enfer n’est pas de la terre

Ecoute le fracas du temps

Lorsque s’épousent ombres et lumières

Dans des noces d’ors et de sangs !

 

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AïmalUn/Jean-Baptiste - dans aimalun
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commentaires

arielle 24/02/2007 17:53

profondes réflexions transcendantales !..........
bon w end
arielle

LyRiAnN 05/02/2007 18:03

Faust, dresse le poing vers les cieux et clame sa colère !

Patrick 23/01/2007 23:31

J'ai du faire tout ce que tu as écrit, mais je n'ai pas écrit comme tu l'as fait !
Merveilleux texte.

Valentine :0056: 23/01/2007 19:13

Si le paradis n'est pas du ciel, et l'enfer pas de la terre... alors ils sont où ??? Je cherche, moi...

Crépusculine 22/01/2007 22:29

Un autre très beau poème que tu nous offre là. Eclos tes yeux et pénètre en atmosphère dense et légère en un vacarme silencieux.