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  • : Les Chants d'Aïmalun
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  • : Blog de poésie, d'amour, de rêves, d'humeurs
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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


Recherche

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The mind is its own place, and in it self c
an make a heavn of Hell, a Hell of Heavn
Milton,Paradise Lost.

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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 08:05

Que jamais d’écrire ma main ne se lasse

La page obscure où l’esprit place

Les mots que l’âme chasse

 

Toutes les pensées déversées

Les rêves morts  ré-enfantés

Les maux mot à mot épelés

 

La main qui va perdant la trace

Le cœur qui vient faisant main basse

Sur un amour que l’on ressasse

 

Les plages mortes où pleurent les vents

Tous les sanglots des océans

Et le fracas des sentiments

 

Mon beau navire  chasseur de lunes

Porte pendus au mât de hune

Pendules noirs  de la nuit brune

 

Dans l’ombre tremble au clair des yeux

Toutes les splendeurs et les feux

Tous les rires bleus des amoureux

 

Que l’âme obscure où l’esprit chasse

Jamais d’écrire ne se lasse

La page que les mots ma main place.

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AïmalUn/Jean-Baptiste - dans aimalun
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commentaires

Crepusculine 29/10/2009 19:11


Quand ton esprit part à la chasse, le trophée est toujours royal, poème un peu (beaucoup) tourmenté, mais c'est toujours un grand plaisir de te lire. Bisous Jean-Baptiste


Imago Moondy 24/10/2009 12:22


Bon génial... A quand le prochain ?


Crepusculine 15/10/2009 19:02


Yes ! contente de te retrouver ! Comment se lasser de ce dont ta main ne se lassera jamais ! le clair des yeux percera toujours la page obscure ou l'âme sombre, et l'on entendra toujours le rire
bleu des amoureux. Si le bateau tangua énormément, la tempête, un jour s'apaisa, pour que ton beau navire, à nouveau nous berce de tes mots. (ravie que ma petite phrase t'aie
transmis cette inspiration). Bacci mille Jean-Baptiste   


AïmalUn/Jean-Baptiste 09/10/2009 19:25


Merci de ton appréciation Martine, ce poème reprend une phrase que Crépusculine  avait mis en commentaire sur l'article précédent.
Je réactive la Newletter
Bises


Martine 09/10/2009 16:04


(2e site de Valentine).
Bonjour Jean-Baptiste ! Je suis frustrée de ne pouvoir m'inscrire à ta newsletter, afin de savoir quand tu publies. Mais bon, il faut parfois surfer un peu, et c'est ainsi que je découvre ce
nouveau poème, dont la composition originale me séduit. J'aime bien la manière dont tu reprends le début à la fin, mais aussi toutes ces images qui surgissent, avec cette musique de la rime si
berçante par le rythme sur trois vers.