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  • : Les Chants d'Aïmalun
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  • : Blog de poésie, d'amour, de rêves, d'humeurs
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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 18:46

Fatum

 

 

Guetter l’agonie d’un soleil moribond

Sur la dune fuyante

L’or pâle du ciel se noyer dans la nuit

Le long gémissement des sables infinis

La pensée qui échoue aux portes des déserts

Fermer les yeux enfin pour faire taire les cris

Sous le fouet du vent le frisson du silence

Avancer pas à pas sur d’invisibles traces

Ne pas se retourner oublier les chansons

Tous ces airs de guitares qui nous firent danser

Filer avec le temps

Avec la vie qui lasse

Avancer vers ce point que l’horizon déplace

Icare est retombé sur les terres de l’oubli

Comme un oiseau brisé dans l’élan de l’envol

Une rose a pleuré sur sa robe d’épines

Ses pétales emportés par le souffle du temps

 

Guetter le miroir qui trompe et qui fascine

Sous la lumière fuyante

La trop pâle figure se noyer dans la nuit

Le long gémissement des peines infinies

L’amour qu’on a trompé plus souvent qu’à son tour

La vie qui s’est ridée comme un chemin de sable

Tous ces airs de guitares qui nous firent oublier

Que l’ombre toujours  passe sur l’or dansant des blés

Avec la vie qui se défait

Immobile

Devant l’horizon que déplace

L’aveuglement de nos pensées.

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AïmalUn/Jean-Baptiste - dans aimalun
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commentaires

Djemaa Pascal 30/03/2009 23:49

Grosses bises et à bientôt! Pascal.

Valentine :0056: 29/03/2009 22:28

Du grand Aïmalun aussi..."La vie qui s'est ridée comme un chemin de sable"... Très très beau poème.

jean_baptiste 29/03/2009 10:38

Merci Françoise, bises.

Crépusculine 28/03/2009 21:47

"Le long gémissement des sables infinis" - allitération en "l" qui nous chante la langueur du temps."Le long gémissement des peines infinies" - répétition pour accentuer cette langueur, cette torpeur.Plus que "le fouet du vent" rugit le "frisson du silence".Le principal est que l'or a dansé sur les blés au son des guitares, même si les sillons du sable nous rappellent que le chemin a laissé des traces dans nos vies.Style Baudelairien, Fatum soupire de ce qui n'est plus...Encore un très beau poème, qui nous enveloppe de réminiscences...Bonne semaine Jean-Baptiste bisous 

Patrick 25/03/2009 15:35

Tu as le chic pour écrire des textes qui envoient ma pensée au loin ... au fond de la nostalgie.