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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


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The mind is its own place, and in it self c
an make a heavn of Hell, a Hell of Heavn
Milton,Paradise Lost.

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Les chants d'AïmalUn  Sur: IN LIBRO VERITAS

Dimanche 22 mars 2009

Fatum

 

 

Guetter l’agonie d’un soleil moribond

Sur la dune fuyante

L’or pâle du ciel se noyer dans la nuit

Le long gémissement des sables infinis

La pensée qui échoue aux portes des déserts

Fermer les yeux enfin pour faire taire les cris

Sous le fouet du vent le frisson du silence

Avancer pas à pas sur d’invisibles traces

Ne pas se retourner oublier les chansons

Tous ces airs de guitares qui nous firent danser

Filer avec le temps

Avec la vie qui lasse

Avancer vers ce point que l’horizon déplace

Icare est retombé sur les terres de l’oubli

Comme un oiseau brisé dans l’élan de l’envol

Une rose a pleuré sur sa robe d’épines

Ses pétales emportés par le souffle du temps

 

Guetter le miroir qui trompe et qui fascine

Sous la lumière fuyante

La trop pâle figure se noyer dans la nuit

Le long gémissement des peines infinies

L’amour qu’on a trompé plus souvent qu’à son tour

La vie qui s’est ridée comme un chemin de sable

Tous ces airs de guitares qui nous firent oublier

Que l’ombre toujours  passe sur l’or dansant des blés

Avec la vie qui se défait

Immobile

Devant l’horizon que déplace

L’aveuglement de nos pensées.

Par AïmalUn/Jean-Baptiste - Publié dans : aimalun
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