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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


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The mind is its own place, and in it self c
an make a heavn of Hell, a Hell of Heavn
Milton,Paradise Lost.

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Les chants d'AïmalUn  Sur: IN LIBRO VERITAS

Dimanche 7 mai 2006

Je t’avais donné les étoiles

La mer qui chante dans la nuit

Le vent hurleur gonfleur de voiles

Mille promesses pour minuit

Dans les boites où jouent les musiques

Les filles vont se déhanchant

Les fumées bleues les ors magiques

Les lumières font les corps tremblants

La plaine frissonne aux désirs

Des brumes froides du matin

Ta peau est pâle et ton sourire

Force les portes du lendemain

Je t’avais donné les orages

Le ciel qui pleure d’un œil de plomb

Toutes les couleurs des nuages

Et l’arc en ciel sur l’horizon

Dans les rues des villes où se perd

L’âme usée par la solitude

L’amour qui traîne sa misère

Cette copine des habitudes

Et dans la lumière des boulevards

Quand s’en retourne la journée

Que le tapin prend le trottoir

Et que le cœur s’en va serré

Je t’avais donné les montagnes

Les cascades et les torrents

Et tous les soleils de l’Espagne

Toutes les lunes du firmament

Baisers amours et florilèges

Des souvenirs d’un autre temps

La pluie fera fondre les neiges

La place est vide et je t’attends

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Commentaires

Magnifique ; j'adore ces couleurs tourmentées du ciel, cette misère amie des habitudes, cette façon que tu as de chanter la noirceur, comme Baudelaire et comme Ferré. C'est très réussi.
commentaire n° : 1 posté par : Valentine (site web) le: 08/05/2006 21:25:25

 Une petite visite de fin semaine génial c’est le week-end, un peu de repos avec un beau soleil, je te souhaite une très bon week-end ……….rose

commentaire n° : 2 posté par : ROSE (site web) le: 19/05/2006 17:13:05
Je ne sais pas pourquoi j'avais vu cela noir, l'autre jour... Sans doute à cause de ta couleur de fond ; c'est plus triste que noir, cette fois, mais j'aime beaucoup. Essaie un fond bleu ciel, peut-être cela cha,gera-t-il encore l'effet produit par la lecture du poème ?
commentaire n° : 3 posté par : valentine (site web) le: 24/05/2006 15:41:08

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