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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


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The mind is its own place, and in it self c
an make a heavn of Hell, a Hell of Heavn
Milton,Paradise Lost.

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Les chants d'AïmalUn  Sur: IN LIBRO VERITAS

Samedi 29 avril 2006

Dans les marais des terres mourantes

Où grouillent sous les eaux vivantes

Les peaux des morts assassinés

Les os brisés broyés brassés

Que chante encore le rossignol

Loiseau aveugle au chant têtu

La larme de sang qui senvole

Dans la lumière des ciels nus

La main crispée sur la poitrine

Les soubresauts du corps conquis

Toutes les lames assassines

Et tous les pleurs des cœurs meurtris

Quand le printemps comme une fête

Lance la vie sur les chemins

Jai dis la prière imparfaite

Les yeux troublés du lendemain

Jai fais lamour avec laurore

Croisant le fer des assassins

La nuit trop courte dort encore

Dans les draps froissés du destin

Quand jai plongé dans ses yeux clairs

Comme dans une mer sans fond

Nageur des entre eaux amères

Noyé de toutes déraisons

Quand jai pleuré sur le mystère

Quand jai pleuré sur la passion

Sur les idées qui désespèrent

Lamour qui na jamais raison

Cest la vie vêtue de dentelles

Et cest la vie vêtue de coups

Les dents blanches des demoiselles

Des putains le bleu des voyous

Que chante encore le rossignol

Dans les matins où meurt la lune

Loiseau qui meurt sur la dune

La mer et le vent qui senvolent

La vie qui va qui vogue et va

La vie qui va vogue et sen va

 

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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