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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


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The mind is its own place, and in it self c
an make a heavn of Hell, a Hell of Heavn
Milton,Paradise Lost.

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Les chants d'AïmalUn  Sur: IN LIBRO VERITAS

Vendredi 7 avril 2006

                                                                                                          !                                                                

                                                                                                          !                                                                

 

IshA, j’ai violemment rêvé de Toi

Chaque jour le combat dans l’arène

Luttes aux issues incertaines

Sur le sable du sang les dessins

Tracent la marque du destin

Chaque nuit dans l’alcôve secrète

Le corps blanc serré sur le mien

Comme une offrande volée offerte

Comme un cœur au creux de la main

Pluie battue de nos tristesses

Langues gonflées d’amertume

Regards perdus au temps des liesses

Lambeaux de joies qui se consument

Fille au sourire d’ange déchu

Livrée aux pierres de la haine

Je laverai toutes tes peines

Aux sources claires de l’inconnu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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