Un soir de demi-brumes à Londres
Un voyou qui ressemblait à
Mon amour vint à ma rencontre
Et le regard qu’il me jeta
Me fit baisser les yeux de honte…
Au tournant d’une rue brûlant
De tous les feux de ses façades
Plaies du brouillard sanguinolent
Où se lamentaient les façades
Une femme lui ressemblant…
C’était son regard d’inhumaine
La cicatrice à son cou nu
Sortit saoule d’une taverne
Au moment où je reconnus
La fausseté de l’amour même…
J’ai pensé à ces rois heureux
Lorsque le faux amour et celle
Dont je suis encore amoureux
Heurtant leurs ombres infidèles
Me rendirent si malheureux…
Mon beau navire ô ma mémoire
Avons-nous assez navigué
Dans une onde mauvaise à boire
Avons-nous assez divagué
De la belle aube au triste soir…
Voie lactée ô sœur lumineuse
Des blancs ruisseaux de Chanaan
Et des corps blancs des amoureuses
Nageurs morts suivrons-nous d’ahan
Ton cours vers d’autres nébuleuses…
Apollinaire La chanson du mal aimé (extrait).

The mind is its own place, and in it self can
make a heav’n
of Hell, a Hell of Heav’n”
Milton,Paradise
Lost.
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Les chants
d'AïmalUn Sur: IN LIBRO VERITAS

!
! IshA, j’ai violemment rêvé de Toi
Chaque jour le combat dans l’arène Luttes aux issues incertaines Sur le sable du sang les dessins Tracent la marque du destin Chaque nuit dans l’alcôve secrète Le corps blanc serré sur le mien Comme une offrande volée offerte Comme un cœur au creux de la main Pluie battue de nos tristesses Langues gonflées d’amertume Regards perdus au temps des liesses Lambeaux de joies qui se consument Fille au sourire d’ange déchu Livrée aux pierres de la haine Je laverai toutes tes peines Aux sources claires de l’inconnu
(site web)
le: 08/04/2006 21:33:23 Encore un trés beau texte et jolies images pour l'acconpagner, Passe une bonne journée................ Rose
Je vais créer cette revue de blog dans mon mag. Ceci est une décision. Et tu vas figurer en bonne et magnifique place. Je peux choisir, bien sûr, quoique, un de tes textes que je veux voir figurer dans la prochaine édition ou la suivante, peu importe quand. Mais parfois en écrivant je ressens comme un firsson lorsque les mots s'imposent et se composent de belle façon, simplement, sans forcer, tu sais ce sentiment où tout est à sa place, quand pas un autre mot ni une virgule de plus ne peut apporter quelque chose. Je te parle d'un texte que l'on peut se dire, intimement, réalisé. Ca t'est arrivé, je le sais, et ce texte là qui m'intéresse, celui qui t'a donné des firssons et que tu sais achevé, qui te parle encore, qui t'a procuré un grand grand grand plaisir. C'est celui-là que je veux... s'il te plaît.
Je sais que cela peut paraître étrange ce besoin que j'ai d'être rassuré sur ma prose dans cette Lettre à l'éditeur. Il y a un comm à ce sujet qui m'a énervé. Je le confesse. Mais j'ai si peu de recul sur mon écriture. Et j'attends tant de ce concours, ou d'un autre. Je n'arrive pas à voir mon talent et bien souvent je ne sais plus si mes mots sonnent juste. Comme un compositeur qui perd ses notes et les réassemble indéfiniment... Hurlant comme un diable tant l'harmonie est insaisissable, lassé de s'entendre répéter mille fois les mêmes notes, conscient et furieux que quelque chose n'aille pas. Voilà pourquoi ton ressenti m'est primordial, au-delà de la confiance en moi. Parce qu'à force de me relire et de corriger je perds la spontanéité, la sincérité du propos... C'est si profond les mots... Si signifiant... Merci pour ton aide du fond du coeur.


Un petit coucou avant l’arrivé du grand week-end et vous souhaité de passé des joyeuses fêtes de Pâques, bonne soirée …………………..rose
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