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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


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The mind is its own place, and in it self c
an make a heavn of Hell, a Hell of Heavn
Milton,Paradise Lost.

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Les chants d'AïmalUn  Sur: IN LIBRO VERITAS

Dimanche 26 mars 2006

D'aprés photo de: E. Colonnier/ccas

A Monsieur le Marquis Dominique Galouzeau de Villepin, premier ministre de France, en l’an 2006.

Ce petit amusement en vers aux pieds libres !

Nous pensions ces temps révolus

Où un marquis de haut lignage

D’un paraphe élégant s’avisa

De remettre au goût du jour

Les Chaînes Pour Entraver

Si nous prîmes la bastille

Le roi la reine et les prélats

Et le droit d’embrasser vos filles

Ce n’est point marquis pour en finir là

Si la commune à Paris hélas péri

Sous le feu de plomb de Versailles

Vos ancêtres furent ils de la bataille

Pour forger avec le fer du canon

Les Chaînes Pour Entraver

En trente six quand mourrait l’Espagne

En France les poings se levaient

Pour encore une fois refuser

Les Chaînes Pour Entraver

Quand fleurissaient les fleurs de Mai

Dans les fumés des barricades

C’était Monseigneur pour briser

Les Chaînes Pour Entraver

Marquis la France n’est point votre

Elle est au peuple aux gens des rues

A ceux qui souffrent à tous les autres

Qui pour la liberté se sont battus

Pour abolir à tout jamais

Les Chaînes Pour Entraver !

D'aprés photo de: P. Leclerc/ccas

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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