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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


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The mind is its own place, and in it self c
an make a heavn of Hell, a Hell of Heavn
Milton,Paradise Lost.

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Les chants d'AïmalUn  Sur: IN LIBRO VERITAS

Mercredi 1 mars 2006

Pour Astrance, une réponse

La seule différence

Chemins de croix  routes du diable Ravines sombres oû l’âme s’engloutie

Basculement  irréel des songes 

 Le soleil se noie dans les mers de douleurs

Des brisures du ciel jaillit enfin l’éclair

D’évidence

La seule différence

mots qui bousculent nos confuses pensées

Phrases oubliées aux envers des décors

La page se noie aux méandres du temps

De la lèvre tremblante jaillit l’or du je t’aime  

D’évidence 

 La seule différence

Langues arrachées aux Bouches du naufrage

Peaux parchemins que caressent les morts

Replis de chairs où le rêve s’endort

Le désir se noie dans les bras d’abandon

Du sexe qui gémit jaillit le cri du corps

 D’évidence La seule différence

Yeux chavirés par l’ombre de l’image

Pleurs confondus de l’enfant que tu fus

Tristesse des soirs glacés  d’incertitudes

Une main qui effleure un murmure qui émeut

De l’âme qui renaît jaillit la délivrance

D’Evidence

La Seule Différence

Unique danse

Unique cri

Voile déchiré

Evidence

La Seule Différence

Viens viens viens

Sourit

Délivrance

 Astrance

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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