Un soir de demi-brumes à Londres
Un voyou qui ressemblait à
Mon amour vint à ma rencontre
Et le regard qu’il me jeta
Me fit baisser les yeux de honte…
Au tournant d’une rue brûlant
De tous les feux de ses façades
Plaies du brouillard sanguinolent
Où se lamentaient les façades
Une femme lui ressemblant…
C’était son regard d’inhumaine
La cicatrice à son cou nu
Sortit saoule d’une taverne
Au moment où je reconnus
La fausseté de l’amour même…
J’ai pensé à ces rois heureux
Lorsque le faux amour et celle
Dont je suis encore amoureux
Heurtant leurs ombres infidèles
Me rendirent si malheureux…
Mon beau navire ô ma mémoire
Avons-nous assez navigué
Dans une onde mauvaise à boire
Avons-nous assez divagué
De la belle aube au triste soir…
Voie lactée ô sœur lumineuse
Des blancs ruisseaux de Chanaan
Et des corps blancs des amoureuses
Nageurs morts suivrons-nous d’ahan
Ton cours vers d’autres nébuleuses…
Apollinaire La chanson du mal aimé (extrait).
| Septembre 2008 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | ||||
| 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | ||||
| 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | ||||
| 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | ||||
| 29 | 30 | |||||||||
|
||||||||||

The mind is its own place, and in it self can
make a heav’n
of Hell, a Hell of Heav’n”
Milton,Paradise
Lost.
Les textes de ce blog sont une propriété intellectuelle et font l'objet d'un dépôt légal.
Textes protégés par une licence Creative Commons.
Les chants
d'AïmalUn Sur: IN LIBRO VERITAS
En réponse à Martine
TAG !
Un soleil levant
La mer éclaboussée de lumière
Le jour qui renait
Parfums qui montent de la terre
Les voix
Les sourires
Le vol des oiseaux entre mer et ciel
Les nuages qui dansent avec les vents
Le murmure des sources
Le fracas du monde qui fait nos vies
Le calme du soir qui tombe
L’or de la nuit
L’instant complice
Les yeux qui s’ouvrent
Sur les couleurs des songes
Dans la prière du sommeil
Et demain qui déjà recommence …
Commentaires