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  • : Les Chants d'Aïmalun
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  • : Blog de poésie, d'amour, de rêves, d'humeurs
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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


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The mind is its own place, and in it self c
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Milton,Paradise Lost.

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Articles Récents

30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 17:50

L’enfant martyrisée des lunes abyssines

Le coq que l’on égorge au chant du clair matin

Les rages invaincues aux prunelles assassines

La folie d’aujourd’hui qui enterre demain

 

Tout l’or de Cipango qui va noyer le monde

Ton cœur qui se répand sur les places alentour

Et chacun d’entre nous bien sage attend son tour

D’entrer ou de sortir de l’infernale ronde

 

Je renierais ton corps jeté dessus la pierre

Aux lignes de tes mains je lirais mon destin

J’implorerais le ciel de faire de ma prière

Un ange de noirceur briseur des lendemains

 

Je deviendrais alors le fantôme et l’obscur

L’aigle noir qui plane sur les charniers glacés

L’étrange et la douleur d’une antique figure

Qui fit se taire les dieux aux siècles trépassés

 

Sur la poitrine nue de la vierge promise

Je poserais la fleur de l’éternel verger

Pour que renaisse un jour après les aubes grises

Dans les lumières tremblantes l’amour et la beauté.

 

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AïmalUn/Jean-Baptiste - dans aimalun
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LyRiAnN 08/09/2008 15:32

Je suis toujours autant sous le joug de ton charme orphique !

clementine 09/04/2008 21:24

tu pars de la réalité pour aller vers un absolu et cela est très beau et l'on te suit jusqu'au bout.. l'on se retrouvera toujours. Clem

Valentine :0056: 05/04/2008 18:02

C'est beau ! ... Puisse demain renaître.

jean-Baptiste 30/03/2008 21:24

Bisous Françoise !

Crépusculine 30/03/2008 20:50

Enfin le retour ! Sois le fantôme et l'obscur, si c'est pour faire renaître l'amour et la beauté et que cesse en effet les rages invaincues, la folie d'aujourd'hui, ce charnier d'êtres humains assoiffés de fric, d'étalage et de jalousie assassine. Poème passionné, marasme de la vie... Bonne soirée Jean-Baptiste, bisous