Présentation

Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


Images Aléatoires

Album photos

Recherche

Calendrier

Octobre 2008
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

.

bia-levant3.jpg
The mind is its own place, and in it self c
an make a heavn of Hell, a Hell of Heavn
Milton,Paradise Lost.

Les textes de ce blog sont une propriété intellectuelle et font l'objet d'un dépôt légal.

Textes  protégés par une licence Creative Commons.

Les chants d'AïmalUn  Sur: IN LIBRO VERITAS

Samedi 28 janvier 2006

Dans le ventre sont les larmes

Fécondes de nos douleurs

Amour arrête de gémir

La nuit s’etale sur les saules

Dans le ventre sont les peurs

Enfanteresses de nos songes

Sourires des femmes qui sont mortes

Comme des dents mordant les peaux

La nuit faisant claquer leurs os

Dans le ventre sont les désirs

Chancres enfiévrés qui me consument

La nuit force les portes closes

Où dorment les lits de dentelles

Les femmes nues les femmes belles

Tous les hommes morts au combat

Dans le ventre sont les fleuves

Charrieurs des rêves remisés

La nuit vers les chairs défaites

Plonge comme sur une proie

Amour arrête de pleurer

Dans le ventre sont les germes

Des mondes à venir.

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Retour à la page d'accueil
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus