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  • : Les Chants d'Aïmalun
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  • : Blog de poésie, d'amour, de rêves, d'humeurs
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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


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8 novembre 2007 4 08 /11 /novembre /2007 19:49
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Le Seigneur

 

Le Seigneur regarda l’immense de la Sphère

Et d’une main qui dit

Et le blanc et le noir

Il envoya le gris

Envelopper l’espoir

Il envoya la mort pour moissonner la vie

Il envoya la vie pour faire renaître encore

Les anges autour de lui chantaient mille louanges

Aux gouffres les démons éructaient dans la fange

L’on vit naître des saints et mourir des pêcheurs

L’on vit des cathédrales monter jusqu’aux cieux

Et des tombes profondes descendre jusqu’aux aux enfers

 

Et le monde croissait comme un fruit monstrueux

Et sa rumeur enflait nourrie de mille cris

Il s’inventa des rêves il s’inventa des Dieux

Et son souffle gonfla jusqu’aux vides infinis

Rugissant dans la guerre  ripaillant dans la paix

Embrassant tour à tour et l’amour et la haine

Faisant de tout savoir une victoire humaine

Il voulu conquérir jusqu'à l’éternité

 

Le seigneur pleura regardant les étoiles

Alors se turent les anges et se turent les démons

Et d’un geste farouche et paisible à la fois

Le Seigneur sur le monde envoya la tempête

Engloutir à jamais ce monstre en déraison.

 

Alors quelque part

Alors quelque part

Dans une boule de glaise

Une forme chanta

Magicien d’Oz magicien d’Oz

Je suis une enfant de la terre

Magicien d’Oz magicien d’Oz

Je veux naître et mourir dans le sang et la chair

Dans les poussières du vent et dans l’or des lumières

Je suis l’enfant de Vie

Seigneur que tu créas pour toutes éternités .

 

Le Seigneur frissonna entendant ces paroles

Pressant son pas céleste il tourna les talons

Vers d’autres infinités...

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AïmalUn/Jean-Baptiste - dans aimalun
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commentaires

clémentine 17/11/2007 00:02

c'est un monde de la nuit avec les enfants de la nuit qui écrivent sous des arbres bleus. Est-ce le résumé de ton poème ? clementine

LyRiAnN 16/11/2007 11:00

Novembre t'inspire je vois, toujours autant !

Aïmalun 15/11/2007 21:43

La musique des sphères évidemment..

Mahina 15/11/2007 19:04

En musique...j'imagine ce poème....

Tietie007 14/11/2007 15:20

Les voies du Seigneur sont impénétrables !