
Le cœur lourd à porter et la peine qui traîne
Dans les mers naufragées les lunes moribondes
Les ciels qui dégoulinent et vont noyer les plaines
Le vol lourd du temps qui étouffe le monde
Et mon amour, et mon amour qui sombre...
Un cœur comme un oiseau qui gémit sous le vent
Toutes ces eaux amères qui coulent dans mes veines
Mes yeux qui ne voient plus que le noir et le blanc
Les sémaphores éteints sur les côtes lointaines
Et mon amour, et mon amour qui sombre...
J’avais rêvé des nuits de feux et d’artifices
De musiques éclatées de cuivres et de tambours
De couleurs parfumées du jardin des délices
De la vie éclatante qui défierais les jours
Et mon amour, et mon amour qui sombre...
Tu dansais avec moi sur des notes de chairs
Nos âmes étaient gonflées par le souffle des chants
J’avais rêvé ces nuits riantes d’astres clairs
Ces éternelles nuits qui bercent les amants
Et mon amour, et mon amour qui sombre…
Le cœur lourd à porter
L’âme buvant sa peine
Dans les mers naufragées
Va ma vie incertaine
Et mon amour, et mon amour qui sombre…
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