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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


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The mind is its own place, and in it self c
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Milton,Paradise Lost.

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Les chants d'AïmalUn  Sur: IN LIBRO VERITAS

Dimanche 11 juin 2006

Je me souviens de cette nuit

Comme dun rêve hachuré

Lignes brisées par les lumières

Et quand le cœur battait trop fort

La magie bleue de tes yeux clairs

Musiques épousées des fumées

Entre les corps dansant les ombres

Avec lodeur des peaux mouillées

Et quand le cœur battait trop fort

La magie bleue de tes yeux clairs

Ton rire parlait mieux que les mots

Ton corps dansait sous les halos

Et tes mains faiseuses de signes

Et quand le cœur battait trop fort

La magie bleue de tes yeux clairs

La vie s’écrivit dans ta main

Ô belle aurore frangées d’étoiles

Dans le ciel neuf du matin

Tu fus beauté qui se dévoile

Et sur nos chairs allèrent mourir

Les baisers brûlés des désirs

Et quand le cœur battit trop fort

La féerie de tes yeux clairs

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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