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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


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The mind is its own place, and in it self c
an make a heavn of Hell, a Hell of Heavn
Milton,Paradise Lost.

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Les chants d'AïmalUn  Sur: IN LIBRO VERITAS

Samedi 10 février 2007

Amour, Amore, A Mort…

Quand  je t’ai dit je t’aime

J’ai regardé tes yeux 

J’ai vu comme un problème

Que nous n’étions pas deux

Amour, Amore, A Mort,

Pourtant je t’ai aimée

Jusqu'à traîner les pieds

Jusqu'à traîner ma peau                     

Sur tous tes canapés

En désirs en sanglots

Amour, Amore, A Mort,

Et jusqu'à cette lame

Jusqu’au fil du rasoir

Qui tranche dans le drame

Se foutant de l’espoir

Et se foutant de tout

Le sang éclaire le noir

Amour, Amore, A Mort,

Je t’ai aimée pourtant

Envers et contre moi

Envers et contre tout

Envers et contre toi

Comme aiment les enfants

Sans savoir pourquoi

Et j’ai griffé les nuits

Et j’ai haï les jours

Et j’ai pleuré aussi

Et j’ai pleuré d’amour

Amour, Amore, A Mort,

Tu m’as tué un jour

Tu m’as tué cent fois

Tu me tueras toujours

Tu m’as tué d’amour

Et jusqu’à cette lame

Jusqu’au fil du rasoir

Qui s’est posé un soir

Sur ton cœur comme larme

Amour, Amore, A Mort,

Je suis rentré chez moi,

La nuit faisait l’aumône à des restes de jour,

Je me suis endormi mes rêves dans les bras,

Et je dors toujours...

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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