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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


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The mind is its own place, and in it self c
an make a heavn of Hell, a Hell of Heavn
Milton,Paradise Lost.

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Les chants d'AïmalUn  Sur: IN LIBRO VERITAS

Jeudi 1 février 2007

Seulement croire à la beauté

De toi et moi abandonnés.

Les eaux brûlantes de nos liesses

Lorsque rage d’aimer nous presse.

--------------------------------------------------------------------------------

Seulement à la volupté,

Lorsque la nuit est profanée,

Par les délires de l’ivresse

Des corps tordus, sous la caresse.

------------------------------------------------------------------------

A l’heure où flétrissent les roses,

S’enflamment sous l’or des baisers,

Les chairs vêtues des peaux mouillées.

-------------------------------------------------------------------------------      -

Comme tonnerre, l’orgasme explose,

En foudroyant toutes pensées,

Eclair qui pose, l’éternité !

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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