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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


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The mind is its own place, and in it self c
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Milton,Paradise Lost.

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Les chants d'AïmalUn  Sur: IN LIBRO VERITAS

Vendredi 30 décembre 2005

Tu livres ton sexe aux pillards                               

Dans les nuits bleues

Du grand berger

Le sexe écarquillé

Œil qui scrute la tombe

Renifleuse de gibier

Chienne fumante des terres givrées

Lèvres avides

Peaux suantes

Et le désir que tu assassines

Dans le détour de linstant rêvé

Tu donnes le coup de dents

Aines polies qui sensanglantent

Tu ris de loutrage et du fard

Quand la nuit devient trop tard

Que les chairs se lamentent

Dans de vagues sanglots

Putain de la dernière heure

Lamant qui se décompose

Ombre dans le miroir

Corps mouillant la crasse du drap

Tu rêves alors de dentelles

Lamour sous le bras

Loiseau sans ailes

Et le soubresaut du cœur

Qui meurt.

 

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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