Dimanche 17 décembre 2006
L’Eternel Amant
Je suis l’amant infidèle des sentes d’ombres
Hachurées de lumières,
L’homme dans sa faiblesse.
Sœurs vertueuses, éloignez vous de moi !
Je suis l’errance sous elles,
Buvant l’eau de leurs jouissances.
Celui qui prend et que l’on perd,
Quand la chair tord et se retord
Dans le long mouvement d’infernales pavanes,
Le coup de poing au cœur et l’âme qui chancelle,
Le geste, puis le cri, le brasier d’étincelles,
Les sueurs qui ruissellent sur les peaux alezanes.
Je suis l’amant abandonné
Aux grés des rages brûlantes,
L’amour, la mort, le temps qui passe,
Noyé, des fleuves capricieux.
Et toi, toi toujours qui reviens.
Mes rêves disent tes signes.
Fille déchirée, je germe dans tes blessures.
Naufragée des mots qui harcèlent
L’esquif de ton âme troublée,
Tu laboures les ténèbres,
Les terres de glace et de feu.
Tu sèmes aux brises nocturnes
Dans le silence de tes solitudes,
Le cœur écartelé,
Ton âme vagabonde
Sous d’étranges ciels.
Je suis,
Ton éternel amant..
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