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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

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Dimanche 31 décembre 2006

Bonne Année  Bonne Année  Bonne Année  Bonne Année Bonne Année...

 

Des   Pays   et   Régions   de   France

Bona Anada…Bona Anaa…Bon Any Nou…Urte berri on…Bone érèz ané…Bon Lanné… …Bloa Vezh Mat…Proscht nei Johr…A l’An che Vèn…Pace è Salute…

 

Occitan, Alpin, Catalan, Basque, Réunionnais, Antillais, Breton, Alsacien, Provençal, Corse.

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Jeudi 28 décembre 2006

Les mots s’embrument dans tes yeux

Pâle figure pâle sourire                                                     

La vie soldant les jours heureux

Rien que des larmes pour le dire                                     

 -

Le corps battu par tous les temps

Ton cœur a rêvé les chimères

L’âme brisée sur les brisants

Rien que des larmes trop amères                   

-                                

La joie que tu croyais naguère

Chanter la vie comme un printemps

Muette et glacée dans l’hiver

Rien que des larmes dans le vent                      

 -                         

Grisures des songes envolés

Lamentos des lunes altières

Sous l’or de l’arc en ciel brisé

Rien que des larmes pour le taire

-                 

Froidures éclatant les brisures

Sang bleuissant dedans les veines

Pour oublier la déchirure

Rien que des larmes magiciennes

-                          

Rien que des larmes de mémoires

Embruns des chairs dans le tourment

Rien que des larmes pour l’histoire

Inachevée d’un cœur tremblant.

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Dimanche 24 décembre 2006

L’as-tu vu ?!

L’as-tu vu, l’as-tu vu, le petit bonhomme,

Le petit bonhomme ?

L’as-tu vu, l’as-tu vu, le petit bonhomme

Au chapeau pointu ?

On l’appelle Père Noël, par la cheminée,

Par la cheminée.

On l’appelle Père Noël, par la cheminée,

Il descendra du ciel.

Il apporte des joujoux, sa hotte en est pleine,

Sa hotte en est pleine.

Il apporte des joujoux, sa hotte en est pleine

Et c’est pour nous !  

 

JOYEUX NOËL !

Comptine pour les petits enfants, à chanter en dansant autour du sapin.

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Dimanche 17 décembre 2006

L’Eternel Amant

Je suis l’amant infidèle des sentes d’ombres

Hachurées de lumières,

L’homme dans sa faiblesse.

Sœurs vertueuses, éloignez vous de moi !

Je suis l’errance sous elles,

Buvant l’eau de leurs jouissances.

Celui qui prend et que l’on perd,

Quand la chair tord et se retord

Dans le long mouvement d’infernales pavanes,

Le coup de poing au cœur et l’âme qui chancelle,

Le geste, puis le cri, le brasier d’étincelles,

Les sueurs qui ruissellent sur les peaux alezanes.

Je suis l’amant abandonné

Aux grés des rages brûlantes,

L’amour, la mort, le temps qui passe,

Noyé, des fleuves capricieux.

Et toi, toi toujours qui reviens.

Mes rêves disent tes signes.

Fille déchirée, je germe dans tes blessures.

Naufragée des mots qui harcèlent

L’esquif de ton âme troublée,

Tu laboures les ténèbres,

Les terres de glace et de feu.

Tu sèmes aux brises nocturnes

Dans le silence de tes solitudes,

Le cœur écartelé,

Ton âme vagabonde

Sous d’étranges ciels.

Je suis,

Ton éternel amant..

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Mardi 12 décembre 2006

Supplique

La nuit ferme les portes sur l’amour envolé,

Seul le bruit d’un cœur égrène la tristesse,

Mon cœur au ralenti, pleurant sur les années

Où triomphait l’amour dans ma belle jeunesse.

Mes yeux ne voient plus guère que l’ombre dans les jours,

Mes rêves ne sont plus qu’une fuite du temps,

Seigneur, redonnez moi ne fut ce qu’un instant,

Le rire de l’enfant et le chant du tambour.

Vieillard ! Tu as connu plus souvent qu’à ton tour,

Les rondes de la joie dans les jours d’allégresses,

Pour ton âge sais-tu ? J’ai créé la sagesse.

Arrête de gémir et contemple le ciel,

Car la mort bientôt te rendra politesse

D’une vie bien remplie, sous mon œil éternel !

 

 

 

 

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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