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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

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Samedi 31 décembre 2005

ARCHIMède

 

 

Dernier poème de l’année à lire en ânonnant, comme les petits enfants, dont les yeux voient toujours les merveilles !

 

 

 

 

 

 

 

 

Prends ma main

Et reviens

Dans un coin de la pièce

Une musique frissonne

Deux trois mots qui résonnent

Archimède vient danser

Le sourire enlevé

Comme une ombre tu danses

Sur le mur blanc de ma chance

Prends ma main

Et reviens

Dans un coin de la pièce

Deux trois mots murmurés

Une larme versée

Archimède vient chanter

Le sourire enlevé

Deux trois pas avec toi

Prends ma main

Ne part pas

Archimède tu déconnes

J’ai l’amour qui s’abandonne

J’ai envie de l’aimer

J’ai envie de l’embrasser

Prends ma main

Prés de moi

Contre moi serres toi

Archimède va dormir

Le sourire enlevé

Dans un coin de la pièce

Elle et moi

Pourquoi pas

 Pourquoi pas…

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Vendredi 30 décembre 2005

Tu livres ton sexe aux pillards                               

Dans les nuits bleues

Du grand berger

Le sexe écarquillé

Œil qui scrute la tombe

Renifleuse de gibier

Chienne fumante des terres givrées

Lèvres avides

Peaux suantes

Et le désir que tu assassines

Dans le détour de linstant rêvé

Tu donnes le coup de dents

Aines polies qui sensanglantent

Tu ris de loutrage et du fard

Quand la nuit devient trop tard

Que les chairs se lamentent

Dans de vagues sanglots

Putain de la dernière heure

Lamant qui se décompose

Ombre dans le miroir

Corps mouillant la crasse du drap

Tu rêves alors de dentelles

Lamour sous le bras

Loiseau sans ailes

Et le soubresaut du cœur

Qui meurt.

 

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Jeudi 29 décembre 2005

Toujours sur la peau silencieuse

 

Je lis ton corps Amoureuse

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Mercredi 28 décembre 2005

Le ventre est matrice où tombeau de nos rêves !

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Mardi 27 décembre 2005

Le coeur au fond du bleu_________________  

J'ai le coeur amoureux..

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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