Présentation

Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


Images Aléatoires

Album photos

Recherche

Calendrier

Novembre 2005
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30        
<< < > >>

.

bia-levant3.jpg
The mind is its own place, and in it self c
an make a heavn of Hell, a Hell of Heavn
Milton,Paradise Lost.

Les textes de ce blog sont une propriété intellectuelle et font l'objet d'un dépôt légal.

Textes  protégés par une licence Creative Commons.

Les chants d'AïmalUn  Sur: IN LIBRO VERITAS

Mardi 29 novembre 2005

Amante_______

Où les entraînes tu les âmes prisonnières

Des corps que tu façonnes au silex de tes mots

Tes nuits disent en sourdine des messes enfiévrées

Ta langue est enflée des baisers d’infortune

Des peaux amères sucrées que retissent tes mains

Les roses que tu plantes dans nos cœurs vagabonds

Se nourrissent du sang qui agite nos veines

Tu travailles nos chairs comme le vent la mer

Comme un souffle furieux brasseur de nos passions

Tu fais perler nos rêves du suc de tes fleurs

Tu ris dans le cristal qui devine nos songes

Amante insaisissable faucheuse des désirs

Ton sexe fixement  scrute nos jouissances

Derrière les lèvres closes des torrents d’impudeurs

Dans un bouillonnement qui t’arrache le ventre

                                                                                    Toutes les eaux de ton corps…

 

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander
Blog : Cinéma sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus