Présentation

Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

Images Aléatoires

Album photos

Recherche

Calendrier

Novembre 2006
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30      
<< < > >>
Dimanche 26 novembre 2006

« …Autrefois j’ai rêvé de mondes infinis,
Où l’ombre était égale au soleil, où dormir
Était le plus haut vol …
Jamais on ne m’apprit que je serais vaincu !...
»

 

 

 

Martine Maillard, « Labyrinthes et flammes » in Libro Veritas.

http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre2993.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
ajouter un commentaire commentaires (5)    créer un trackback recommander
Dimanche 19 novembre 2006

OrfeuV

Orphée  orphelin  dans les sombres ténèbres

Debout face au dieu souterrain et funèbre

La lyre merveilleuse émerveille l’enfer

Les portes de l’oubli s’ouvrent à la lumière

Orphée enfant aimé des muses et du Soleil

Tu charmas le dragon qui gardait la toison

Eblouissante robe que revêtit Jason

Vogue la nef Argo dans la mer et le ciel

 

Fils du Soleil et de la terre frère de la lune

Amant éperdu des étoiles infinies

Emerge de la nuit  des terreurs et du nombre

Brise le silence de la mémoire

L’aigle alors dévorera le lion

Pour que meure le dévoreur de chairs

Orphée ne te retourne pas

La poussière dansera  sous les pas du héros

Comme la rose de Salomé

Quand tomba la tête de Jean- Baptiste

Pleura rose éploré sous les désirs de Judée

Fils des rives incertaines

Ecoute le soir

Chanter l’orgue noire

Qui pleure pour moi

L’étrange et la voix

Orphée ne te retourne pas

Dans l’ombre de ses malices

Le diable fait son oraison

Manieur subtil de nos délices

Entremêlant raison passion

Orphée ne te retourne pas

La lumière la voilà

Les étoiles étincellent

Ô bien aimée ma belle

Qui marche dans mes pas

Orphée ne te retourne pas

La poussière tombera sous le pas du héros

Comme roses tombées du front blanc du baptiste

Salomé tu diras les soirs de noces tristes

Le chant de la marâtre et le cri du gerfaut

Orphée ne te retourne pas

Orphée amour mon frère

Sur ta bouche et tes yeux

Je pose le baiser

Je chante la prière

Sur le bord du Jourdain pleurera Jean-Baptiste

Quand dans les eaux du fleuve fleurira l’améthyste

Orphée……ne te retourne pas

 

 

 

 

 

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
ajouter un commentaire commentaires (10)    créer un trackback recommander
Vendredi 17 novembre 2006

Montez l'escalier

Tournez à senestre

Vous verrez peut-être

Pensive à sa fenêtre

La plus belle fille

De terra vecchia !

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
ajouter un commentaire commentaires (8)    créer un trackback recommander
Mardi 14 novembre 2006

J’ai fait cet hommage à Pablo Neruda en pensant à Martine http://www.valentinem.com

 

 

 

 « Le Printemps est inexorable »

 

 

Pablo

Tes mots ruissellent comme des larmes

Sur nos poitrines fatiguées

Dans le Chili amer des armes

La liberté assassinée

Toujours l’amour qui nous cheville

L’âme au corps et le cœur debout

Toujours nos frères que l’on fusille

Le sang faisant rougir la boue

Ils mirent tes livres aux bûchers

Alors naquirent mille étoiles

Dans les nuits de la liberté

Pablo

Tes mots ruissellent comme des larmes

Sur les peaux usées du destin

Les mains du jour diront demain

Dans les cœurs que l’amour désarme

Et pour vingt poèmes d’amour

Une chanson désespérée

Une guitare pour pleurer

Quand nos yeux disent un autre jour

Dans les nuits de rêves brisés

Le silence de nos frères d’armes

Sera la prière partagée

Pablo

Tes mots ruissellent comme des larmes

Nous laisseront courir les vents

Et quand mourra le bruit des armes

Nous chanterons dans le printemps

Pablo

Avec toi avec tous les autres

La lumière enfin retrouvée

Dans un monde qui sera le nôtre

Terre d’amour et de liberté

Pablo

Jean-Baptiste.

 

La chanson noire

 

Je vais dire la légende
De celui qui s'est enfui
Et fait les oiseaux des Andes
Se taire au cœur de la nuit

Le ciel était de velours
Incompréhensiblement
Le soir tombe et les beaux jours
Meurent on ne sait comment

Comment croire comment croire
Au pas pesant des soldats
Quand j'entends la chanson noire
De Don Pablo Neruda

Lorsque la musique est belle
Tous les hommes sont égaux
Et l'injustice rebelle
Paris ou Santiago

Nous parlons même langage
Et le même chant nous lie
Une cage est une cage
En France comme au Chili

Comment croire comment croire
Au pas pesant des soldats
Quand j'entends la chanson noire
De Don Pablo Neruda

Sous le fouet de la famine
Terre terre des volcans
Le gendarme te domine
Mon vieux pays araucan

Pays double où peuvent vivre
Des lièvres et des pumas
Triste et beau comme le cuivre
Au désert d'Atacama

Comment croire comment croire
Au pas pesant des soldats
Quand j'entends la chanson noire
De Don Pablo Neruda

Avec tes forêts de hêtres
Tes myrtes méridionaux
O mon pays de salpêtre
D'arsenic et de guano

Mon pays contradictoire
Jamais libre ni conquis
Verras-tu sur ton histoire
Planer l'aigle des Yankees

Comment croire comment croire
Au pas pesant des soldats
Quand j'entends la chanson noire
De Don Pablo Neruda

Absent et présent ensemble
Invisible mais trahi
Neruda que tu ressembles
À ton malheureux pays

Ta résidence est la terre
Et le ciel en même temps
Silencieux solitaire
Et dans la foule chantant

Comment croire comment croire
Au pas pesant des soldats
Quand j'entends la chanson noire
De Don Pablo Neruda

Paroles: Louis Aragon. Musique: Jean Ferrat .

 

 

 

 

 

 

Je prends congé, je rentre
chez moi, dans mes rêves,
je retourne en Patagonie
où le vent frappe les étables
où l'océan disperse la glace.
Je ne suis qu'un poète
et je vous aime tous,
je vais errant par le monde que j'aime :

dans ma patrie
on emprisonne les mineurs
et le soldat commande au juge.
Mais j'aime, moi, jusqu'aux racines
de mon petit pays si froid.
Si je devais mourir cent fois,
c'est là que je voudrais mourir
et si je devais naître cent fois
c'est là aussi que je veux naître 
près de l'araucaria sauvage,
des bourrasques du vent du sud
et des cloches depuis peu acquises.

Qu'aucun de vous ne pense à moi.
Pensons plutôt à toute la terre,
frappons amoureusement sur la table.
Je ne veux pas revoir le sang
imbiber le pain, les haricots noirs
la musique: je veux que viennent
avec moi le mineur, la fillette,
l'avocat, le marin
et le fabricant de poupées,
Que nous allions au cinéma,
que nous sortions 
boire le plus rouge des vins.

Je ne suis rien venu résoudre.

Je suis venu ici chanter
je suis venu
afin que tu chantes avec moi.

Pablo Neruda  (El canto General)

Penché dans les soirs je jette mes tristes filets

à tes yeux océaniques.

Là s’étire et flambe dans le plus haut brasier

ma solitude qui tourne les bras comme un naufragé.

Je fais de rouges signaux sur tes yeux absents

qui palpitent comme la mer au pied d’un phare.

Tu ne retiens que ténèbres, femme distante et mienne,

de ton regard émerge parfois la côte de l’effroi.

Penché dans les soirs je tends mes tristes filets

à cette mer qui bat tes yeux océaniques.

Les oiseaux nocturnes picorent les premières étoiles

qui scintillent comme mon âme quand je t’aime.

La nuit galope sur sa sombre jument

répandant des épis bleus sur la campagne.

Pablo Neruda. (Vingt poèmes d’amour, chant VII)

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
ajouter un commentaire commentaires (8)    créer un trackback recommander
Lundi 13 novembre 2006

Réponses au questionnaire proposé par Martine.

1°) Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4ème ligne:

Merde la page 18 a été arrachée, j’fais quoi ? De mémoire,

« Ah ta voix mystérieuse que l’amour teinte et redouble dans le soir résonnant et mourant ! «  Pablo Neruda (Vingt poèmes d’amour et une chanson désespérée)

2°) Sans vérifier, quelle heure est-il ?

8H33

3°) Vérifiez :

8H33, banco ! 

 4°) Que portez-vous ?

Rien de lourd faites-moi confiance

5°) Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?

Ce questionnaire justement

6°) Quel bruit entendez-vous à part celui de l’ordinateur ?

Le chant de la machine qui lave notre linge avec enthousiasme, vive le progrès !

7°) Quand êtes-vous sorti la dernière fois, qu’avez-vous fait ?

Tout à l’heure pour acheter du pain et des croissants.

8°) Avez-vous rêvé cette nuit ?

Non, non je vous assure

9°) Quand avez-vous ri la dernière fois ?

Je ris, là

10°) Qu'y a-t-il sur les murs de la pièce où vous êtes ?

Du papier clair, j’aime les murs nus et clairs.

11°) Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?

Comme d’hab’ mon paquet de clopes. Ah oui j’suis riche, mince, une boîte de Cohiba esplendidos alors !

12°) Quel est le dernier film que vous ayez vu ?

Un petit court-métrage, bref mais dense de Lyriann Alkinoos sur http://existessence.canalblog.com

13°) Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui ?

Non pas encore, c’est bizarre d’ailleurs.

14°) Que pensez-vous de ce questionnaire ?

Joker !

15°) Dites-nous quelque chose de vous que ne savons pas encore ?

J’ignore ce que vous savez et ne sais pas ce que vous ignorez

16°) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était une fille ?

Meï-yu, c’est le prénom de ma fille

17°) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était un garçon ?

Charles, c’est le prénom de mon fils

18°) Avez-vous déjà pensé à vivre à l'étranger ?

Oui, mais j’y suis (en Corse).

19°) Que voudriez vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis?

Ca va ?

20°) Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ?

Là franchement, je fais appel au public. Non je vais vraiment répondre et je dirais comme Martine http://www.valentinem.com  Le cœur des hommes.

21°) Aimez-vous danser ?

Celle- là on me l’a déjà faite.

22°) Georges Bush ?

Y paraît que c’est un alcoolique repenti, d’après moi il aurait pas dû arrêter de boire !

23°) Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ?

L’écran éteint qui renvoyait l’image d’un type vaguement assoupi, c’était moi.

24°) Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ?

Nicolas, Ségolène, François, Dominique et les autres, ce sont des bloggeurs avertis.

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander
Blog : Poésie sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus