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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

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Dimanche 29 octobre 2006

Petite fille du bout du monde

Tu couds dans l’ombre nos habits

Tu subis l’outrage du soir

Dés-espoir

Petit garçon du bout du monde

T’as pas de livres t’as un fusil

Pour dire la mort dans le noir

Dés-espoir

Tu as vu mourir tes parents

Tes frères tes sœurs et tous les autres

Et sous le ciel ce bon apôtre

Dés-espoir

Petits enfants du bout du monde

Qui ne pouvez même plus pleurer

Dans le vide de vos regards

Dés-espoir

Petits enfants morts sous le plomb

Sous la misère sous la souffrance

Dans les nuits bleuies de l’enfance

Comme d’étranges papillons

Vos âmes dansent

Chantant l’espoir

Petits enfants du bout du monde

Toutes les couleurs de vos peaux

Feront le plus beau des drapeaux

Pour que la terre reste encor ronde

Je dis pour vous cette chanson

Je dis pour vous cette prière

Petits orphelins de la terre

Enfants sacrifiés vous nos frères

Chantons l’espoir

 

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Mercredi 25 octobre 2006

Il a pris son Smith & Wesson

Its name is nobody

Personne

Un mec qu’avait pas d’famille

Pas d’enfants pas d’amis

Pas d’boulot aussi

Pas d’idées non plus

Pour refaire le monde

Pas d’quoi faire un’ ronde

Juste un flingue Smith & Wesson

Its name is nobody

Personne

Entre la bière et le cafard

Polars trop noirs

Aimait les histoires qui résonnent

Comme un 629 Smith & Wesson

Its name is nobody

Personne

Parfois allais s’payer une fille

Puis finir dans les bars à deal

2 lignes de coke 3 Vodka

Etre le roi

D’un’ nuit sans rêve

Juste contre sa poitrine

Le métal froid

De son Smith & Wesson

Its name is nobody

Personne

La balle brillait entre ses doigts

Comme l’or d’une étoile

Une étoile filante dans le canon bleu

De son Smith & Wesson

Its name is nobody

Personne

Sur son vieux gramophone

On entendait jouer Tommy Johnson

« Big road blues »

Le diable était dans les sillons

1 2 3

Et lorsque le chien aboya

1 2 3

Il a vu d’la lumière

Il a sourit pour la première fois

Son sang a giclé sur le gramophone

Et sur le vinyle a tracé

Le film de sa pauvre vie

Blood road blues movie

Au bout de son poing fermé

Son vieux colt Smith & Wesson

Comme un justicier

De séries B

Nothing was to him

Only this Smith & Wesson

Its name is nobody

Personne

Nobody

Personne…

 

 

 

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Jeudi 19 octobre 2006

La nuit m’emportera toujours

Fauve égaré qui crie sa rage

Ami ne fais pas le détour

Je passerai encore l’orage

J’irai pleurer sur les musiques

Qui font frissonner les raisons

Des airs de blues notes mystiques

Solfège de mes déraisons

Viens viens nager dans la nuit noire

Danser chanter mourir demain

Viens viens plonger jusqu'à trop tard

Vers l’aube du dernier chagrin

La nuit m’emportera toujours

Fileuse des ombres frileuses

Amis ne fais pas le détour

Je passerai l’heure malheureuse

J’irai rire dans les lumières

Dans le flottement des danseuses

Dans le mot qu’on aurait dû taire

Et dans le cœur des amoureuses

Viens viens couler avec le fard

Puis s’endormir dans la main

Au croisement de nos regards

Où sont les lignes du destin

La nuit m’emportera toujours

Berceuse aimée d’astres fatals

Ami ne fais pas le détour

Je passerai dans ses dédales

Et à l’instant où j’aurai peur

Je songerai à toi mon âme

Comme une étoile de candeur

Dans le désarroi de mes armes

J’irai offrir aux anges roux

Les peaux des brumes orientales

Chanter la prière à genoux

Les yeux baissés vers la terre pâle

La nuit m’emportera un jour

Vers une nuit plus grande encore

Ami il n’y a plus de détours

Je pleure sur la dernière aurore

  

 

 

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Dimanche 15 octobre 2006

Nous avons trouvés sous les châtaigniers, des amanites oronge, dite amanite des Césars, le seul de la famille qui soit comestible et délicieux...

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Samedi 14 octobre 2006

Cueillette d'automne dans le Nebbiu...(Au-dessus de St Florent, Corse )

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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