Présentation

Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

Images Aléatoires

Album photos

Recherche

Calendrier

Octobre 2005
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
31            
<< < > >>
Mardi 1 novembre 2005

A UNE MORTE  [« Ci-gît »]

 

 

 

Ton beau visage de madone

 

Lentement se flétrira

 

L’ombre de ton caveau gardera

 

Le secret de tes chairs décomposées

 

Toi qui fut reine des grâces

 

Toi qui fut reine des charmes

 

Tes sortilèges en poussières se détacheront de tes os

 

Ton squelette sera t’il beau

 

Ossements blanchis au noir du tombeau

 

De cette beauté là ma belle

 

Nul amant n’aura le souvenir

 

Vénus du sépulcre

 

Froid poème

 

Froid sans frisson

 

De l’éternel oubli.

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Lundi 31 octobre 2005

Ô Fra !

Hier soir, de la terrasse qui surplombe la mer, je comptemplais entre Elba et Pianosa, l’œil du cyclope, Mars la rouge, perle de sang dans le deuil du ciel.

M’est revenu ce poème que tu écrivis lors de ton dernier « débarquement ».

Salute a té !

Si l’île a les pieds dans l’eau

C’est qu’on y laisse mille sanglots ;

La tête de maure du capitaine

Flotte encore au mât de misaine..

Pas d’esclavage dans la famille

Princes nous sommes même en guenilles !

La mer nous ouvre ses horizons :

Quittons le toit de nos maisons..

L’île aux larmes de pierre

Fait son salut de sémaphore ;

Tandis que les vierges sont en prières,

Le diable est parti chercher l’or !

Si je te ramène des perles

Des colliers des bracelets,

C’est pour que tu sois libre sur la terre.

-Ô ma colombe immaculée !

Comme au tronc d’un arbre qui se fane

Voici la floraison du lys et du lierre ;

De l’île au visage de pierre,

Voici les larmes océanes…

Poème d’Antoine F.

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Dimanche 30 octobre 2005

Message pour Anne.

Sauter nos humeurs, éviter la digression inutile, n’est pas facile. Il est bon que parfois une voix forte et ferme nous interpelle.

Vous le fîtes pour moi, merci !

Qu’attendre de tangible qui ne soit un enfermement.

Assurément l’action n’est pas la sœur du rêve.

Boèce, pressentant la sentence de Théodoric, dans ses « Consolationes », fruit du silence du cachot, écrivit, «.. La terre vaincue nous donne les étoiles.. ».

Nous savons que les étoiles aussi ne sont pas impérissables. Elles meurent dans une époustouflante débauche d’énergies, apothéose galactique, qui exprime la quintessence de leurs billions de particules en fusion. Elles se réduisent ensuite, dans une lente concrétion d’une densité extrême, à la taille d’un ballon.

Où doit aller l’esprit si ce n’est à l’Esprit ?

Dépasser ses organes est plus difficile que l’on croit. Nous y sommes confrontés en permanence. Si l’on y songe c’est d’ailleurs la seule confrontation qui vaille, car essentielle, tout le reste ne découlant ici et maintenant que de cela.

Antoine l’anachorète, qui n’avait conservé pour tout auditoire que ses pourceaux en savait quelque chose.

Hélas la tradition populaire en fit le St. Patron des charcutiers.

Le charcutier prépare et met en forme la chair du cochon. Il ne transforme que pour conserver, son alchimie n’est qu’apparence. Ce n’est qu’un souffleur de carne.

Le strict ordonnancement des formes n’est qu’illusion de changement.

Il induit la posture,  l’outrage des mots, l’acte inconséquent… Tentons le Verbe sur le chemin de la mutation, devenons des souffleurs d’or !

Vous voyez Anne, votre interpellation me renvoie à mes fondamentaux.

Amicalement.

Jean-Baptiste

 

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Mercredi 26 octobre 2005

Poème exclusivement pour CHARLOTTE

Cœur Hanté Assoiffé Rieuse Langue Orgue Triste Terre Envoûtée

Crieuse d’amour oscillante entre humide et seC

Hurleuse des mots qui fouillent oH

Ame née des eaux que la lave échaudA

Rêveuse vivace des nuits fille du jouR

L’or de tes prunelles lance l’envol

Oiseau chanteur des la si dO

Ton œil brise les portes qui closenT

Terre des mémoires qui renaissenT

Eternelle amante du faunE

 

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander
Dimanche 23 octobre 2005

 

Au grand  capharnaüm de nos pensées confuses

 

L’illusion du désir qui se prend pour l’amour

 

La dérive des chairs dans les extases obtuses

 

Le lent vomissement dans le gris de nos jours

 

 

Glapissements stridents des romances épelées

 

Des femelles troussées dans des lits de bazars

 

Des liquides giclant orgasmes éjaculés

 

Au creux d’entrailles chaudes où sur des teints de fards

 

 

La rage des amants la mort cachée derrière

 

Sur les courbes ondulantes l’écho sourd du plaisir

 

La gloire de l’instant le sursaut éphémère

 

Etincelles de vide dans le temps qui s’étire

 

 

Dans le charivari de nos transes assassines

 

Le corps frémit encore sous la main qui s’obstine

 

Viens amour fermons nos paupières

 

La paix renaît dans la lumière.

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander
Blog : Autre sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus