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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


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The mind is its own place, and in it self c
an make a heavn of Hell, a Hell of Heavn
Milton,Paradise Lost.

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Les chants d'AïmalUn  Sur: IN LIBRO VERITAS

Lundi 17 octobre 2005

"Du balcon de ma mère" Paul F.

Sy.Lundi 10 octobre. « Jean il faut que je te parle, j’ai rêvé de ton père, je sens sa présence, prie pour lui. 

Cha.Samedi 15 octobre. « Aïmalun, parles moi de ton père. »

Pour toi Papapol.

 

Tu as pointé le canon du fusil sur ton cœur

Tu as déclenché le feu

Là-bas sur les franges de mare nostrum

Aux roches rouges du Trayas

Cœur explosé papa cœur explosé !

 

 

Ce cœur que tu avais si grand

 

Cœur assoiffé de vérité de justice d’amour

Toujours à pardonner nos faiblesses

Toujours à crier ta colère sur l’iniquité

Tu écrivais tu peignais tu sculptais

Tu nous entraînais vers le multiple

Le beau la conscience

Tu m’as appris à rêver

Tes cartes multicolores brodées de poèmes

Tes lettres de mots fleuris

Je les ai toujours papa

La dernière fois que je t’ai dis je t’aime

Je devais avoir douze ans

Ensuite je n’ai plus su le dire

Ensuite je t’ai bousculé

J’ai plongé dans la vie

J’ai oublié ta vie

Je n’ai pas vu venir ta souffrance

Tu la cachais aussi

Mais je n’ai pas cherché

Non je n’ai pas cherché

Quelque temps avant que tu ne décides de ton destin

Tu m’as montré le vieux fusil de ton oncle

Que fais tu avec ce fusil papa

« Il aura bien son utilité »

J’ai compris ce que tu avais décidé

Ton regard est entré dans le mien

Tu m’as pris dans tes bras

J’ai pleuré comme un enfant

Sur la poitrine de mon père

Là-haut dans les étoiles tu m’entends dis tu m’entends

Papa je T’aime !

 

 

 

Vendredi trente juillet mille neuf cent quatre vingt dix neuf

Aux roches rouges du Trayas ourlées de bleu

Cœur explosé papa cœur explosé !

 

 

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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