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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


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The mind is its own place, and in it self c
an make a heavn of Hell, a Hell of Heavn
Milton,Paradise Lost.

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Les chants d'AïmalUn  Sur: IN LIBRO VERITAS

Samedi 15 octobre 2005

Dans les geôles de Judée

Prés du puit où l’eau est noire

Où le jour semble le soir

Le prophète est enchaîné

Iokanaan !

Je suis Salomé princesse fille du Tétrarque

Gouverneur des collines des déserts des mers

Aime moi Iokanaan aime moi

Tu seras libre !

Salomé !

Je suis jean le Baptiste Fils du père des hommes

Gouverneur de la terre du soleil des étoiles

Aime le Salomé aime le

Tu seras libre

Iokanaan je veux ta bouche

Ta bouche sur mon corps

Le désir qui tord

La main qui caresse

Je suis enfant neuve et vierge

Prends ma jeunesse

Donne moi ta vigueur

Chaque nuit sous les voiles de ma couche

Mes mains mes mains sont les tiennes

Ta bouche oh ta bouche

Sur ma peau humide

Rêves de chairs fleuries

Viens Iokanaan viens

Nous serons les amants

Salomé pauvre princesse

Vêtue d’ors et de pierreries

Qui chaque jour contemple

Dans l’eau claire des bassins

L’illusion de sa beauté

Fille parée de Babylone

A l’heure ou les tambours résonnent

Moloch réclame sa part du sang

Enfants livrés au ventre brûlant

Prophète en tunique de peaux

Voix qui crie dans le désert

Amour que le ciel délivre

J’ai baptisé avec l’eau de la terre

Celui qui baptisera par l’Esprit

L’agneau de Dieu qui aboli la douleur du monde

Afin que toute justice soit accomplie

Va Salomé va

Laisse moi regarder les étoiles.

Je n’entends rien à tes mots Iokanaan

La musique de ta voix

Le frisson de ma chair

Ton amour que je  veux

Ce soir au festin d’Hérode

Je danserai la danse des sept voiles

Plus envoûtante que la plus belle des courtisanes

J’envolerai le cœur du roi

Quand subjugué par mes sortilèges

Devant la cour assemblée il suppliera

Parle Salomé demande tu auras

Dans un plat d’or

Porté par l’esclave aux pieds nus

Je ferais servir

Pâle sanglante

La tête de Jean-Baptiste

Alors

Alors je goûterai le sel de ta bouche

Iokanaan

Le sel et le sang de ta bouche !

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Samedi 15 octobre 2005

A OrchidéE, vierge sombre.

L’Amour c’est la guerre !

Contre nous même, contre les autres, contre nos bassesses et nos dévoiements.

C’est le feu du ciel qui brise les certitudes, c’est le sacrifice de nos egos hypertrophiés, c’est le chemin de croix sous la couronne d’épines. C’est l’arme ultime contre le pire des maux, l’espérance…

Quelle prière murmures tu

Orante de l’amour

Ton cœur bat-il à sa parole

Ta peau s’irise sous ses yeux

Rêve de miel et de fleurs

Les mains plaquées sur ta poitrine

Le ventre collé au tien

Dans les sueurs sucrées salines

Le cœur qui tremble sous le sein

La fièvre qui brise la voix

Le ressac du corps haletant

Comme une vague qui vient et va

Dans les entrailles de l’instant

Cette fureur qui te pénètre

Cette lame chauffée à blanc

Ce cri jeté par la fenêtre

Souffle sifflant entre les dents

La douleur qui monte d’en bas

Le corps qui s’écarte en deux

L’éclair qui jaillie et foudroie

Cette brûlure dans le creux

La chair exulte de la chair

La chair la chair toujours violée

Dans les méandres ou tout se perd

Ivresses ivresses abandonnées

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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