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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


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The mind is its own place, and in it self c
an make a heavn of Hell, a Hell of Heavn
Milton,Paradise Lost.

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Les chants d'AïmalUn  Sur: IN LIBRO VERITAS

Jeudi 13 octobre 2005

Poète !

 

 

 

« Ami, c’est justement le travail du poète d’interpréter et de retenir ce qu’il rêve.

 

Crois moi : la folie la plus authentique de l’homme lui sera en rêve éclaircie.

 

Toute création et toute poésie n’est que l’interprétation d’un rêve véridique. »

 

Richard Wagner.

 

 

 

Alors…

 

Soyons celui ou celle qui n’a pas perdu la clé des rêves. Qui sait leur infrangible puissance.

 

Rejetons aux marges des mondes, les discours de tous les professeurs des raisons pesantes, des vertus plombées, des démonstrations logiques, des incommensurables inanités des certitudes.

 

Laissons ceux là se vautrer dans la vaniteuse futilité du réel, esclaves laborieux enchaînés aux mondes visibles. Nourrissant sans répit le monstre réalité.

 

Allons !

 

Sur les seuls chemins qui vaillent,

 

Sur les voies mystérieuses de nos pensées oniriques,

 

En nos domaines illimités,

 

Vers le beau, le multiples, l’inachevé !

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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