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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


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The mind is its own place, and in it self c
an make a heavn of Hell, a Hell of Heavn
Milton,Paradise Lost.

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Les chants d'AïmalUn  Sur: IN LIBRO VERITAS

Jeudi 12 octobre 2006

Vision (en verres à pieds, de muscat doré).

Les rires sont amers

Et les joies désespèrent

Crois moi frère crois moi l’amour est apostrophe

Le poète à beau nous conter dans ses strophes

Des matins triomphants

Aux gazouillis chantants

Nous qui savons toutes les peines

Nous qui savons toutes les haines

Nos regards s’en vont au-delà des collines

Sous des ciels endeuillés sous des lunes opalines

Chercher l’âme du monde

Ailleurs qu’aux mappemondes

Dans des forêts d’absences sur des mers sans fin

Preux cavaliers des vents qui nous porteront loin

Nous laisserons pleurer

Les âmes des damnés

Nos chaînes enfin brisées

Sous des azurs immenses

Nous partirons oiseaux vers d’infinies vacances

Entends-tu ce murmure

Cette voix qui susurre

Cristal

Idéal

Poli

Uni

Dans une apothéose connue seulement des anges

Loin des fanges

Nous verrons s’établir l’éternelle cité

Tant rêvée !

 

 

 

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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