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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


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The mind is its own place, and in it self c
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Milton,Paradise Lost.

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Les chants d'AïmalUn  Sur: IN LIBRO VERITAS

Dimanche 4 septembre 2005

Les chants d’Aïmalun

 

                 XIII

 

 

Parles-moi Aïmalun

 

            Je te vois allongée

 

            Bleue

 

Oui

 

            Que fais tu

 

Je me déchire

 

Encore ...

 

Bisous Aïmalun

 

            J’entends la chanson

 

            Pourquoi te déchires tu

 

            OrchidéE allongée, abandonnée

 

            Seule, se déchire

 

            Se découvre

 

            S’ouvre

 

            A qui

 

            A ses songes

 

.... tu me troubles

 

            Ses doigts deviennent ses amants

 

            Les images

 

            Le mot entendu

 

            Un rire ça tremble

 

            Oui

 

            Un soupir

 

Oui ...

 

Un soupir qui tremble

 

Aïmalun, parle moi

 

            Quels mots veux tu

 

Les tiens

 

            Oui

 

            Viens avec moi OrchidéE

 

            Viens

 

            Je t’ai volé aux dieux souvient-en

 

            Quel sera le châtiment de mon sacrilège

 

Aucun !

 

            Oui

 

            Je chanterai

 

            Sinon l’Hydre me clouera

 

            La bouche

 

            J’entends ton souffle

 

            Je rentre en toi comme l’air

 

            En toi je Suis

 

            Je vois une flamme là

 

            Dedans

 

            Comme un feu dans une nuit de glace

 

            Je me réchauffe je tremble j’ai peur

 

            Je suis bien oui bien

 

            OrchidéE

 

            Je suis un guerrier alors je ne pleurerai pas

 

            Non

 

            Mais j’ai envie de pleurer

 

            En toi OrchidéE

 

            Je t’aime en dedans

 

            L’amour en dedans

 

            Parce que c’est beau

 

            Ne te retiens pas OrchidéE

 

            Ne te retiens plus

 

            Viens

 

Viens…

 

 

par AïmalUn publié dans : aimalun
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