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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

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Lundi 25 septembre 2006

Le cœur lourd à porter et la peine qui traîne

Dans les mers naufragées les lunes moribondes

Les ciels qui dégoulinent et vont noyer les plaines

Le vol lourd du temps qui étouffe le monde

Et mon amour, et mon amour qui sombre...

Un cœur comme un oiseau qui gémit sous le vent

Toutes ces eaux amères qui coulent dans mes veines

Mes yeux qui ne voient plus que le noir et le blanc

Les sémaphores éteints sur les côtes lointaines

Et mon amour, et mon amour qui sombre...

J’avais rêvé des nuits de feux et d’artifices

De musiques éclatées de cuivres et de tambours

De couleurs parfumées du jardin des délices

De la vie éclatante qui défierais les jours

Et mon amour, et mon amour qui sombre...

Tu dansais avec moi sur des notes de chairs

Nos âmes étaient gonflées par le souffle des chants

J’avais rêvé ces nuits riantes d’astres clairs

Ces éternelles nuits qui bercent les amants

Et mon amour, et mon amour qui sombre…

Le cœur lourd à porter

L’âme buvant sa peine

Dans les mers naufragées

Va ma vie incertaine

Et mon amour, et mon amour qui sombre…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Mercredi 20 septembre 2006

Alice au pays des merveilles

Grenouille chantant sous la pluie

Songe au printemps des hirondelles

Belle au bois chantant qui sourie

Dans les ventres chauds des baleines

Nous rêverons l’éternité

Le plus jeune sera capitaine

Pour dire au plus vieux la gaité

La vie se rie des stratagèmes

Des enfers et des paradis

Quand la parole dit je t’aime

Que la camarde nous oublie

Alice au pays des ailleurs

Venez venez perdons la tête

Disons notre vie couleur cœur

Ecoutons chanter les poètes…

Lorsque demain dans l’ombre où dorment les gisants

Nous devrons nous aussi dormir à notre tour

Dans les draps de la mort nous resterons enfants

Nos visages tournés vers l’éternel retour.

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Samedi 2 septembre 2006

Je te sens si douce

Frémissante comme l’oiseau

Je te sens si belle

Palpitante comme la flamme

Je te sens si bien

Ton corps lové dans le mien

Ton regard me dit

Les rêves étoilés

Ta bouche sourit

A tous mes baisers

Bel amour belle princesse

Dans tes yeux scintillent

Tous les éclats d’ors

Toutes les promesses

Et cette lumière qui encore

Lorsque nos paupières se baissent

Irradie nos coeurs qu’elle endort

JE Nous sens si forts

Quand l’amour enchante

Nos âmes et nos corps.

 

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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