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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

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Samedi 1 octobre 2005

Je suis dans ta main

 

L’enfant qui s’étonne

 

Je suis dans ta main

 

Le coeur qui s’abandonne

 

Je suis dans ta main

 

La brise dans l’auvent

 

La fleur dans le printemps

 

L’abeille qui butine

 

Le bleu dans le marine

 

Dans la fraîcheur de ta paume

 

Entre les lignes de ta main

 

Dans les méandres du destin

 

Je deviens l’amour qui se nomme.

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Vendredi 30 septembre 2005

Désir de chairs

D’un corps inexploré

Songe rouge

Sang des rêves

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Mercredi 28 septembre 2005

 

 

 

OrchidéE enfant du mystère

Vierge fatale

Eplorée des anges

Le doigt de Yaël pénétra ta bouche

Le souffle du Verbe s’engouffra

Tu devins

J'ai mal au ventre Aïmalun

Parle moi

Oui

Charlotte, OrchidéE je ne sais plus

Le coeur grand, le coeur en dedans

Qui ne se dévoile que si peu

Qui tremble devant l'amour

Mais qui a tant besoin qu'on l'aime

Qui fait peur, pourquoi

Tu ne sais plus

Que l'on croit forte et souveraine

Attend

Orchidée fleur du désir

Moi je te veux

Pas avec les mots

Avec les mains qui griffent

Avec la bouche

Avec la peau 

 Non chut

Alors je murmure dans le rêve

La douce musique qui couvre le cri des corps

Musique de l’âme sûrement

Ouvre la porte regarde

Jumelle en esprit

Ma sœur je crois

Mon double féminin

Charlotte mystère

Charlotte révélée

Nous ne sommes pas les enfants de l’illusion

Nous souffrons

Car nous aimons

De Yaël tu bus tout le souffle

Nous entrons dans le mystère OrchidéE

Danse danse sous la pluie

Je danserai dans l’ombre bleue

Tu guideras dans les ténèbres celui qui arrachera  ses yeux de chairs.

 

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Mardi 27 septembre 2005

SYMPHONIE

 

 

 

 

Sabine fut brasier Véronique tendre

 

Joëlle hirondelle mourut en septembre

 

Pour les yeux d’Eva je sonnais la charge

 

Pour ceux de Marie je devins l’orage

 

J’aime Sylvie et S-Y aussi

 

La douce Christelle me prit dans ses ailes

 

Ariane liane un soir m’envoûta

 

Josiane innocence versa bien des larmes

 

La très fière Hélène sans pleurs me quitta

 

J’aime Sylvie et S-Y aussi

 

Caroline en feu Catherine espiègle

 

Anne nonchalante Isa éclatante

 

Rose qui m’aima et aussi Clara

 

Dans ce florilège d’accords en arpège

 

Manque-t’il des notes

 

 Vous toutes filles du hasard

 

Passantes de mon cœur

 

Noms et corps mêlés dans ma mémoire

 

Joies couleurs douleurs

 

Vous toutes qui viendrez encore

 

Donner vos regards

 

Vos mains vos peaux vos bouches

 

Et un peu de vos âmes

 

J’aime Sylvie et S-Y aussi

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Lundi 26 septembre 2005

Message personnel, pour Su yien uniquement.

Ma douleur sous sa peau.

A celle qui …va, vient et revient, mais toujours est là.

Je t’ai cru princesse

Descendue des nuages

Je t’ai cru papillon

Je t’ai cru fleur sauvage

Je me suis incliné devant tes sortilèges

Je voyais dans tes yeux

La lumière magicienne

Mêlée de rouge et bleu

Ton cœur ton cœur

Devient plus dur que l’obsidienne

Je te le dis Su yien

Quand le diable t’emporte

J’ai rêvé féeries

Enfantées par les songes

Abolis entre nous la trame du mensonge

Nous livrer sous le ciel qui change de couleurs

Frère et sœur des étoiles

Qui dansent dans la nuit

Je t’ai rêvé marraine

De ma vie

Ton âme ô ton âme est plus noire

Que la terre de l’enfer

Je te le dis Su yien

Quand le Diable t’emporte

J’ai attendu longtemps que cesse la tempête

Que ces vents de folies

Qui rugissent le soir

Quand l’éclair foudroie l’espoir

Disent des lendemains en fêtes

J’ai prié dans le noir

J’ai fais pleurer la lune

Quand meurt la dernière vague sur la dune

Ton esprit ton esprit se fourvoie et se perd

Dans d’effroyables doutes

Je te le dis Su yien

Quand le Diable t’emporte

Quand le bouc au sabbat

De ses noces démentes

Te fait rire danser

Te prend comme l’amant

T’étourdit t’habite te hante

Te dévêt et t’habille

D’or de pourpre et d’argent

Tu deviens sœur- épouse du maître des tourments

Je te perds Su yien

Quand le diable t’emporte…

Et je cours, et je cours, dans le corridor obscur et glacé,

Pour te rattraper mon amour, mon amour !

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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