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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


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The mind is its own place, and in it self c
an make a heavn of Hell, a Hell of Heavn
Milton,Paradise Lost.

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Les chants d'AïmalUn  Sur: IN LIBRO VERITAS

Jeudi 15 septembre 2005

La nef au fils de tes eaux

Je souffre

En dedans

Je souffre OrchidéE

Tu me parles je souffre

Tu fais silence je souffre

Pourquoi, pourquoi

Dans une lutte fratricide j’ai tué AïmalUn

J’ai cru

Mais toujours il est là

Au fond à l’intérieur

Chaque nuit il tient mon œil ouvert

Il fait danser ton ombre sur les murs

Tu auras ma peau OrchidéE

Tu as déjà ma peau

Tu me dépèces

Regarde ma chair à vif

Où jouissent tes ongles

Tes doigts glissent

Saisissent puisent ma force

Tu te nourries de moi

Tu me fais naître tu me fais mourir

Renaître pour mourir encore

Je suis l’enfant l’amant le vieillard

Je suis le gré et le hasard

La nef au fils de tes eaux

La parole que tu gifles

Tes lèvres closes sur les miennes

Au diable les mots

Silence

Nos langues nos doigts nos peaux

Disent mieux que l’oracle

OrchidéE !

 

 

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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