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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


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The mind is its own place, and in it self c
an make a heavn of Hell, a Hell of Heavn
Milton,Paradise Lost.

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Les chants d'AïmalUn  Sur: IN LIBRO VERITAS

Vendredi 26 août 2005

Les Chants D’AïmalUn

 

VII

 

 

 

Si, vraiment, Comme là, Tout de suite !

 

Respire Aïmalun.

 

Respire.

 

Moi j'ai du mal.

 

 

Je respire tes mousses opiacées

 

Ivre ivre

 

Des sueurs de ta peau

 

Ta douleur

 

Ton cri

 

La rage de tes nuits

 

Je meurs en toi

 

Je renais de toi

 

Que le diable m’emporte

 

Les chiens hurlent avec Les loups

 

    

 

      Je ne dis jamais rien, je transpire tout

 

         Je m'en vais dans la nuit Aïmalun.

 

                               

 

                               Tu es errance

 

Tu es absence

 

Tu fuis

 

Dormante sous les arches d’ombres

 

Pleurante morte sombre

 

Tu interroges les chiromanciennes

 

Mendiante du destin

 

Proie des festins

 

Vierge violée

 

Soumise au nombre

 

Le vent des eaux t’emporte

 

Vers les enfants morts

 

Vers les brouillards

 

Vers les crépuscules

 

Pâle indécente innocente

 

Victime des ressentiments

 

Des mémoires oublieuses

 

Des lèvres closes

 

Du silence des mots              

 

 

Je m'en vais dans la nuit Aïmalun.

 

Je m'en vais…

 

par AïmalUn publié dans : aimalun
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