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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

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Dimanche 29 juillet 2007

Les roches millénaires, ciselées par les eaux et les vents,

impassibles, regardent filer l'instant !

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Mardi 24 juillet 2007

Pour chris.   http://errances.over-blog.com/

Dans l’alchimie de nos douleurs

Parfois notre esprit qui divague

Imagine la crête des vagues

Comme montagnes de labeur

Aux eaux de nos fièvres profondes

Hier et demain sont frères jumeaux

Janus masqué surgi de l’onde

Porteur éternel du flambeau

D’une rive l’autre du fleuve

Le temps est passeur de l’instant

La mort moqueuse nous abreuve

De sentiments en sentiments

Oublier la farce trompeuse

Il n’est d’étoiles qu’en riant

Nous sommes frères des sœurs fileuses

Et leurs plus singuliers amants.

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Mardi 24 juillet 2007

Le temps se gâte, nuages entre Elbe et Bastia.

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Jeudi 19 juillet 2007

Nuages par Crépusculine

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Dimanche 8 juillet 2007

Pour la dernière cigarette

Pour le dernier bateau parti

Pour cette ivresse que tu guettes

Comme la fleur de l’ortie

Pour la beauté d’un corps qui danse

Pour ce va qui revient des hanches

Sur cette peau où tu balances

Juste avant que l’amour ne flanche

Pour ce grain au détour d’un sein

Dans l’odeur d’une chair défaite

Lorsque la nuit rend au matin

En vrac les reliefs de la fête

D’avoir aimé puis oublié

Les grâces furtives du soir

L’amour perdu dans les années

Toutes les fièvres de l’espoir

Pour ce sourire pour cette main

Cette caresse dans le noir

Ce cœur à cœur sans lendemain

Et ce regret qui vient bien tard.

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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