
J’ai cru pouvoir dire par des mots limités
La force des passions qui façonnent les songes
Par des caresses inventées
Oblitérer le mal qui ronge.
J’ai cru pouvoir dire par des gestes insensés
La rage des passions qui débrident les âmes
Par des rituels consacrés
Détruire le laid et l’infâme.
J’ai cru pouvoir dire par l’explosion des sens
la douleur des passions qui troublent mon esprit
Par l’ardeur d’un amour immense
Accomplir mon eucharistie.
J’ai cru pouvoir par la possession des corps
Dans la fusion des chairs périssables
Discerner la vie de la mort
Vaincre le temps inéluctable.
J’ai cru l’illusion des mirages
Dans les charmes des sortilèges
Mais l’ineffable est sans visage
Dieu jaloux de ses privilèges.
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