
La brume sur la mer
Comme un voile incertain
Noie dans le gris du plomb
Les larmes océanes
Et mon cœur chaviré
Grand vaisseau blanc perdu
Dans ces larmes amères
S’englouti sans espoir
Disparues les couleurs
L’azur et le turquoise
Et les blanches dentelles
Qui font belles les vagues
Comme des épousées
Dansant sous le soleil
La lumière de tes yeux
Qui éclairait mes soirs
Dans les brumes se meurt
Fantômes surgissant
Du fond des eaux houleuses
Emporterez mon âme
Dans ce voile trop gris
Dans ce linceul trop sombre
Jusqu’aux noirs abysses
Où gisent à tout jamais
Les lunes abandonnées.
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