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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

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Dimanche 25 juin 2006

Quand je te désire

Que tu n’es pas là

Que tu ne viens pas

Je vais voir anna

Celle qui me désire

Je la prends pour toi

Je lui fais plaisir

Je pleure mon désir

Dans le corps d’anna

Quand je te voudrais

Tremblante dans mes draps

Que tu ne viens pas

Alors viens anna

Elle ouvre son corps

Mais ce n’est pas toi

Je la prends encore

Encore et encore

En rêvant de toi.

 

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Mardi 20 juin 2006

Elle sendormit avec laurore

Ses cheveux filant dans le noir

Ses yeux qui regardèrent la mort

Aux sombres secrets des miroirs

Je lai connue aux soirs tremblants

Aux heures ou la musique chante

Ma sœur mon amour hors du temps

Le bleu de tes yeux qui enchante

Je fus comme un enfant docile

Sous la caresse de ta main

Au matin l’étoile qui file

Vers linconnu des lendemains

Pleurent les roses de Chaldée

Dans les sables où rêve le temps

Ô mon amour ô mon enfant

Comme un mirage inoublié

Dans les grisures des ciels mourants

Nuages froissés par les vents

Jentends le chant des éplorés

Les feux dun soleil éclaté

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Lundi 19 juin 2006
Pour soutenir les enfants du monde
par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Dimanche 11 juin 2006

Je me souviens de cette nuit

Comme dun rêve hachuré

Lignes brisées par les lumières

Et quand le cœur battait trop fort

La magie bleue de tes yeux clairs

Musiques épousées des fumées

Entre les corps dansant les ombres

Avec lodeur des peaux mouillées

Et quand le cœur battait trop fort

La magie bleue de tes yeux clairs

Ton rire parlait mieux que les mots

Ton corps dansait sous les halos

Et tes mains faiseuses de signes

Et quand le cœur battait trop fort

La magie bleue de tes yeux clairs

La vie s’écrivit dans ta main

Ô belle aurore frangées d’étoiles

Dans le ciel neuf du matin

Tu fus beauté qui se dévoile

Et sur nos chairs allèrent mourir

Les baisers brûlés des désirs

Et quand le cœur battit trop fort

La féerie de tes yeux clairs

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Dimanche 4 juin 2006

Et le corps qui démord

Et qui mord la poussière

Et le sang sur la terre

Comme une ombre de lune

Tes yeux trop bleus

Et tes cheveux

Qui fileront nos infortunes

Fille des roches granitiques

Qui sen vont mourir dans la mer

Pose tes mains sur ma poitrine

Embrasse moi et ne dis rien

Quand tu marches tu danses

Quand tu parles tu chantes

Tu ris dans les moissons dorées

Fille du sixième signe

L’œil tourné

Vers le lion qui ne meurt jamais

Vierge des terres fécondes

Toi tant de fois assassinée

Pleure dans l’écho le chant du monde

Amour il faut nous en aller

 

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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