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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

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Samedi 27 mai 2006

Je ferai pour toi des prodiges

Que nul héros ne fit jamais

Pour goûter tes ivresses musquées

Dans la vision de lorbe de tes seins

Mimprégner des parfums de ta peau

Marrêter sur tes hanches

Plonger comme un dément aux sources des extases

Noyer mes vertiges

Dans les eaux hallucinatoires de ta féminité.

Je ferai pour toi des conquêtes

Que nul roi ne fit jamais

Pour sacrifier aux feux de tes chairs

Perdre raison et plus encore

Aller et venir dans ton corps

Ressac sans fin

Dans tes étendues marines

Disjonctant à chaque seconde

Au survoltage de tes sens.

Je ferai pour toi des miracles

Que nul prophète ne fit jamais

Pour exploser dans tes splendeurs inégalées

Me fondre dans tes plus intimes méandres

Dans lintimité de ton intimité

Dans léternité de ton éternité

Dans un instant toujours renouvelé

Lespace et le temps confondus

Aux flammes de notre brasier.

Jai dis ces mots a une femme

Le cœur tordu lâme aux brisants

Bijoux de verre faux diamants

Dans le mensonge dune flamme 

Jaurais dû crier dans le noir

Crever les murs de linsolence

Vomir des flots de désespoirs

Et me vautrer dans lindécence

Jaurais dû passer sans rien dire

Pas même un regard incertain

Le masque figé du sourire

Dans mes poches cacher mes mains

J’ai dis ces mots comme une flamme

L’âme tordue le cœur brisé

Bijoux de verre eparpillés

Dans le mensonge dune femme

 

 

 

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Dimanche 7 mai 2006

Je t’avais donné les étoiles

La mer qui chante dans la nuit

Le vent hurleur gonfleur de voiles

Mille promesses pour minuit

Dans les boites où jouent les musiques

Les filles vont se déhanchant

Les fumées bleues les ors magiques

Les lumières font les corps tremblants

La plaine frissonne aux désirs

Des brumes froides du matin

Ta peau est pâle et ton sourire

Force les portes du lendemain

Je t’avais donné les orages

Le ciel qui pleure d’un œil de plomb

Toutes les couleurs des nuages

Et l’arc en ciel sur l’horizon

Dans les rues des villes où se perd

L’âme usée par la solitude

L’amour qui traîne sa misère

Cette copine des habitudes

Et dans la lumière des boulevards

Quand s’en retourne la journée

Que le tapin prend le trottoir

Et que le cœur s’en va serré

Je t’avais donné les montagnes

Les cascades et les torrents

Et tous les soleils de l’Espagne

Toutes les lunes du firmament

Baisers amours et florilèges

Des souvenirs d’un autre temps

La pluie fera fondre les neiges

La place est vide et je t’attends

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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